Notre-Dame du Val Info Juillet Août 2020

EDITO
Un été pas comme les autres
L’été et les vacances vont avoir un goût particulier. Il va nous falloir digérer et relire ce que nous avons vécu dans ce temps du confinement et du déconfinement, trier ce qui a été positif et négatif. Nous allons nous demander si telle ou telle chose dont nous avons été privés valait vraiment le coup ; mais aussi nous allons découvrir des choses qui finalement nous apparaissent maintenant essentielles, par exemple les liens familiaux, les relations de voisinage, la vie intérieure et la prière, la découverte de la fragilité et de la valeur de nos vies, la contemplation de la nature ...
Nous avons applaudi les soignants. Ici beaucoup travaillent dans ces milieux du soin. La crise a été rude pour eux. Pourquoi ne pas leur proposer des groupes de parole et de relecture de ce qu’ils vivent dans leur travail à la lumière de l’Evangile et dans la prière ?
Pourquoi pas aussi des groupes de parole pour ceux qui vont se retrouver au chômage du fait des suppressions d’emplois ? Ils auront bien besoin de ce soutien fraternel.
De nombreuses personnes âgées, en Ehpad ou ailleurs, ont terriblement souffert de l’isolement, certaines sont mortes abandonnées, nous devrons réfléchir sur la façon de nouer de vrais liens avec elles.
Nous en reparlerons lors du week-end de rentrée des 12 et 13 septembre, où nous aurons une brocante le samedi et le dimanche après midi, et le dimanche matin la messe de rentrée, un repas partagé et des animations musicales l’après midi avec les chanteurs et musiciens qui animent nos messes. Bref, un grand moment de fête pour démarrer une année dynamique.
Père Dominique Fontaine
| En juillet et août, nous interrompons les messes retransmises sur You Tube. Nous en referons lors de certaines fêtes et de grandes occasions. Merci à Thomas et Jean-Michel qui les ont permises. De même nous revenons en juillet-août aux horaires d’été habituels : une messe le samedi soir et une à 11h à Notre Dame du Val (voir p. 7). Il n’y aura donc plus de messe supplémentaire le dimanche à 9h30 à Notre Dame du Val |
| Le Caté, l'aumônerie, les scouts en fête | ![]() |
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ACTUALITE
Interview - " Vos enfants prophétiseront " INTERRELIGIEUX
Par Luigi Changivy
Dans le cadre du 30ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE) nous vous proposons un entretien avec Romy Legrand, Pasteure de l'Eglise Protestante Unie de Lagny/Chelles/Marne-La-Vallée. Romy Legrand a pris ses fonctions en Août 2019 et a assisté à l'Assemblée Générale de l'Association de l'Esplanade des Religions et des Cultures en janvier 2020.
Luigi Changivy - Nous venons de célébrer, le 20 novembre dernier, les 30 ans de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l'enfant). Pouvez-vous nous parler de la façon dont sont appréhendés les droits de l'enfant dans la religion protestante ?
Romy Legrand – Les enfants, les jeunes, sont très importants dans la religion protestante. Tout d'abord, en protestantisme, il faut considérer une souveraineté absolue des écrits bibliques qui sont sources productives de valeurs. L'Eglise Protestante, sur ces bases, accompagne chacun, jeunes et moins jeunes, dans la formation de leur jugement personnel et accorde une grande importance à l'esprit critique. Elle respecte le cheminement personnel dans un esprit de liberté et de confiance. Nous sommes tous en chemin. la bible stipule que seul Dieu est juge. L'Eglise Protestante enseigne le salut par la foi et non par les œuvres. Le salut est une grâce. La foi est une réponse libre à l'appel de Dieu. Aucune vie n'est absurde ou inutile. Chaque être humain est précieux aux yeux de Dieu, petit ou grand.
Ces valeurs, et d'autres, sont au cœur de notre projet éducatif à transmettre à la jeunesse ; chacun a sa place, a le droit de s'exprimer, de critiquer, de partager. Nous souhaitons promouvoir des êtres humains libres et en paix, apprendre à être soi avec les autres, les valeurs de gratuité, de partage, de don, de solidarité, du respect de l’environnement, un monde où les mots échangés ont de la valeur, où il est normal de s’engager et de tenir ses engagements pour mener à bien les projets communs (conjugaux, professionnels, associatifs…). En protestantisme, il ne s’agit pas d’érudition mais d’une formation de l’esprit. Que l’esprit soit encouragé et entraîné à raisonner, discerner, argumenter. Il s’agit de former un être libre parce qu’affranchi ou bien en capacité de s’affranchir ou de se protéger de tout asservissement spirituel, idéologique, politique. Cette préoccupation à protéger rejoint, en partie, celle de l'article 32 de la CIDE qui précise que l'enfant doit être protégé. Il doit, notamment, être "protégé contre l’exploitation (économique) et n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social ".
LC - Pouvez-vous nous dire quels principes généraux doivent observer les familles et autres structures pour, concrètement au quotidien, offrir aux enfants les égards qui leurs sont dus ?
RL – Le principe premier est la transmission. L'enseignement reçu passe par la famille. Très tôt, dans le protestantisme, la famille a été le premier vecteur d'enseignement. L'histoire éclaire sur ce point : aux époques de persécution, des enfants étaient enlevés à leurs familles qui devaient parfois s'exiler. Le culte protestant fut interdit. Aussi, les familles ont très tôt assuré le rôle d'enseignement pour protéger les enfants. Cette partie de l'histoire a des proximités avec celle du judaïsme et les protestants ont, ainsi, protégé des enfants juifs durant la seconde guerre mondiale. La famille est un maillon essentiel de la communauté protestante.
La communauté est, au-delà, une institution importante pour l'enseignement et la protection des enfants, des jeunes. Des évènements/activités sont organisés comme des week-ends d'église, des camps, des week-ends de connexion, des activités d'éclaireurs unionistes (équivalent des scouts).
Le synode national d'Orléans 2011 de l’Eglise Réformée de France s’inscrivait dans la perspective de s'interroger et de donner toute leur place aux jeunes avec pour titre : " Vos enfants prophétiseront, vos anciens auront des rêves ! ". Les enfants sont un enjeu majeur. Ce ne sont pas seulement les adultes de demain mais des êtres à part entière aujourd'hui. Nous ne préparons pas l'église de demain, nous sommes dans l'église d'aujourd'hui.
C'est le rôle de l'église d'accompagner les familles et de les aider à protéger les enfants contre certains maux de la société : la violence, l'intégrisme, la culture du "buzz"… Les enfants doivent apprendre à avoir une place juste dans le monde dans lequel nous vivons, à prendre des responsabilités et à se mettre au service du bien commun. Les nombreux articles de la CIDE proposent des valeurs et des textes supports qui prennent place dans les droits des différents pays qui l'ont signée. Il est important que cette convention existe et c'est au sein des familles et des communautés que la prise en compte de la protection de l'enfant peut se faire au quotidien.
LC - Pouvez-vous nous faire part de votre regard sur Bussy Saint-Georges, notamment à travers l'expérience que nous vivons avec l'Esplanade des Religions et des Cultures ?
V.M – Je suis pasteure à Lagny/Chelles/Marne la Vallée depuis moins d'une année mais très vite, j'ai pu observer et me réjouir de la participation des jeunes à organiser et participer. L'Esplanade des Religions et des Cultures offre un cadre précieux de bienveillance et de partage. On manque de lieux comme cela. Quelle chance pour les adultes, les enfants et les jeunes d'avoir cette opportunité.
La charité en actes au Secours Catholique
Par Cong Dong Le
Le confinement historique suite à la pandémie n’a nullement arrêté les activités d’accompagnement du Secours Catholique. Amenés à inventer d’autres formes non présentielles de contact, les bénévoles de l’antenne de Bussy ont poursuivi leur service auprès des plus pauvres. Marie-Noëlle Bijard, responsable de l’antenne, revient sur ces jours mémorables.
Cong-Dong Le - Quelles sont, parmi tant d’autres, les activités habituelles du Secours Catholique avant le confinement ?
Marie-Noëlle Bijard – Notre action consiste à être au plus près des plus démunis, à accompagner les personnes qui en ont besoin. Cet accompagnement se traduit par le contact, l’accueil, l’écoute puis l’assistance en cas de besoin. La présence physique, l’échange des regards, le partage de paroles sont primordiaux. Or, du jour au lendemain, le confinement sanitaire a mis un brusque arrêt à tout cela. Les restrictions de déplacement et l'interdiction des rassemblements ont réduit les contacts entre bénévoles et bénéficiaires. Finis les cours d’alphabétisation pour adultes, au revoir les soutiens scolaires pour les enfants, les démarches administratives, les distributions des colis alimentaires, sans parler des cas particuliers difficiles auxquels nous étions souvent confrontés. Pour les bénévoles comme pour les bénéficiaires, beaucoup d’émotions se sont mélangées : ce fut un temps de sidération, de doute, de frustration, de peur, de remise en question de nos fonctionnements.
CD. L.– C’est le cas pour nous tous. Mais pour le Secours Catholique, les réactions devaient être différentes ?
MN.B – En effet, il fallait agir vite. Nous nous sommes retrouvés entre bénévoles par mail, par téléphone pour imaginer d’autres moyens d’accompagnement plus efficients par rapport aux contraintes sanitaires. L’objectif était avant tout de maintenir le contact coûte que coûte avec les personnes que nous accompagnons afin qu’elles ne se sentent pas abandonnées. Très rapidement, une douzaine de bénévoles se sont relayées pour appeler les différentes familles que nous suivons pour prendre de leurs nouvelles, ou seulement pour leur assurer qu’elles n’étaient pas seules. Pendant cette période, environ 75 familles et une quinzaine de demandeurs d’asile ont été ainsi contactés régulièrement, chaque semaine. Avec ces nouvelles nous gardions le lien. Si nous nous rendions compte au cours de la conversation qu'il y avait un besoin, alors nous allions leur proposer une aide. En effet, en raison des contraintes sanitaires, la délivrance de colis alimentaires était interdite, mais le Secours Catholique a débloqué des fonds au niveau national pour des chèques-services alimentaires.
Nous avons lancéun concours de dessins
Des bénévoles se sont ainsi transformées en factrices pour la distribution à domicile ou sur rendez-vous devant notre local à Notre-Dame du Val, toujours dans l’objectif de maintenir un court instant de présence bienveillante. Certaines activités, comme l'accueil collectif des bénéficiaires dans nos locaux, étant interdites, le soutien scolaire ou les cours d'apprentissage du français se sont également déroulés par téléphone lorsque cela était possible. Le Secours Catholique a même pu faire installer une ligne internet à une famille afin de faciliter l’échange des devoirs à un jeune élève.
Nous avons également lancé un concours de dessins pour les enfants dont nous vous ferons prochainement découvrir le résultat à Notre-Dame du Val.
Nous avons pu également compter sur la solidarité. De nombreuses personnes ou associations nous ont aidés également en nous donnant des masques que nous avons redistribués.
CD. L. – Le déconfinement depuis le mois de mai a-t-il changé quelque chose ?
MN.B – Bien sûr, il y aura un avant et un après … A la fin du confinement, en équipe, nous avons relu ce que nous avions vécu lors de la période de confinement et commencé à réfléchir sur ce que nous souhaitions continuer à vivre avec ces personnes auprès desquelles nous cheminons. Pour le moment, la prudence et la distanciation sociale nous obligent à limiter les contacts physiques. Les contacts entre bénévoles et bénéficiaires doivent être faits après RDV et en portant des masques en suivant des règles établies par protocole. Cela ne nous empêche pas de réfléchir sur les actions à venir face aux nouvelles précarités liées en particulier au chômage. Une réflexion est en cours. Des propositions de rencontres pourraient être faites aux personnes que nous accompagnons dans le cadre du label « Eglise verte » avec la mise en œuvre d’activités communes avec la paroisse comme des ateliers « zéro déchets », participation à la création du potager autour de l’église, des ateliers cuisine, des ateliers d’aide à la parentalité … Ce temps de vacances va nous permettre de continuer à mûrir toutes ces réflexions. L’objectif étant que bénévoles et accueillis soient partenaires d’un projet.
CD. L. – Et pour l’équipe de bénévoles, quelles sont les leçons à tirer ?
MN.B. – Monseigneur Rodhain, fondateur du Secours Catholique disait : « la charité n’a pas d’heure ». Nous constatons que les détresses s’accentuent de jour en jour. Cette pandémie nous oblige à nous inventer chaque jour quitte à sortir de notre « zone de confort ». En tout cas, ne jamais oublier que nous cheminons avec ces personnes qui souffrent et avec lesquelles nous avons tant à partager
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PAGE des JEUNES 
Caté-fête : une occasion pour clôturer, ensemble, cette année.
Par Annick Wilson Vignon
Nous avons voulu offrir aux familles du caté, l’occasion de se réunir pour vivre un temps fort.
Ainsi le samedi 27 juin à 15h, nous nous sommes retrouvés, avec joie, pour célébrer l’Eucharistie. Ce fut un temps pour dire merci à Dieu pour sa présence au milieu de nous, pour lui adresser une louange portée par la voix des
enfants de la chorale de N-D du Val, pour partager la Parole de Dieu grâce à une homélie dialoguée avec des enfants, qui l’avaient préparée lors d’un partage d’évangile téléphonique avec le Père Dominique et Annick. Nous avons également, en union avec les familles qui ne pouvaient pas être présentes, confié à Dieu nos inquiétudes, nos questionnements et nos difficultés.
Ce fut aussi une belle rencontre avec l’équipe de l’aumônerie du collège, venue nous présenter le programme de l’année à venir pour les classes de 6ème.
Nous remercions les familles car en cheminant avec les enfants à la suite du Christ, elles nous ont aidés à garder le lien tout au long de cette année. Pour préparer la rentrée, les inscriptions au caté sont ouvertes dès maintenant par mail, les permanences d’accueil débuteront le 29 août à Bussy.
Nous souhaitons à tous un bel été !
Fête de l'aumônerie : des projets à la pelle pour la rentrée de septembre
Par le Père Michel
"L'aumônerie des collèges et lycées de Bussy et des communes alentour a vécu 3 mois sans pouvoir se rassembler. Ce samedi 27 juin, pour la première fois depuis le 7 mars, la grande salle du centre pastoral de ND du Val bruissait de la présence des animatrices et animateurs, de parents et de jeunes collégiens et lycéens. Tout l'après-midi, 14 parents-bénévoles et administrateurs de l'Association des Parents APEABE ont mis en place des projets pour l'année à venir. La présence de Christiane, missionnée par notre évêque pour la pastorale des jeunes a montré notre unité avec le reste des initiatives en Seine et Marne. Grâce aux résultats d'un sondage en ligne créé par l'association qui a permis l'expression des
jeunes, plusieurs projets se sont mis en place. Une équipe de jeunes web-designers en herbe, élèves de 4eme à la 2onde, ont accepté de renouveler la page web spéciale jeunes, pour en faire un espace de soutien, de liens et de solidarité entre acteurs de l’aumônerie. Une nouveauté: les sessions XY et Cycloshow, en octobre et novembre prochain, en appui de la croissance humaine, affective et spirituelle des filles et des garçons, avec leurs papas et leurs mamans. L'Association tiendra une Assemblée Générale le 1er octobre. La messe de rentrée de l’Aumônerie aura lieu le 4 octobre. Les jeunes célébreront ce jour là la profession de foi.
Bref, l'aumônerie, avec ses adultes bénévoles et jeunes diplômées BAFA, avec quelques nouvelles recrues, reprend le chemin de l'action dès septembre prochain. Plein de projets: le "bouge ta planète" avec le CCFD, des pèlerinages à Lisieux, au Frat de Lourdes et au rassemblements de Melun et Grizy, sans oublier les actions solidaires comme la collecte alimentaire avec le secours catholique et la pastorale des malades, etc. L'Aumônerie reprend dès la rentrée et ouvre ses portes à tous les collégiens et lycéens. Qu'on se le dise !"
Les scouts fêtent leur centenaire !
Par le Père Dominique Fontaine
Les Scouts de France ont vu le jour en 1920, les Guides de France en 1923, c'est pourquoi l'association fête son anniversaire pendant 4 ans, de 2020 à 2023. Le 27 juin, le Centenaire a débuté pour le groupe Louis Guibert de Bussy par une joyeuse messe dans l'église St Georges du Village. Vous pouvez la visionner sur la chaîne Notre-Dame du Val sur You Tube.





Les jeunes pros du groupe AGAPE
Avec le groupe des jeunes pros AGAPE, nous avons pu nous retrouver pour deux soirées de partage, d’échanges et de prière à Notre Dame du Val depuis la fin de cette période de confinement. Certains d’entre nous avaient participé aux animations liturgiques diffusées sur Youtube. Ce fut une grande joie d’être au service de la communauté en cette période particulière. Nous avons également eu le bonheur de faire la connaissance de la fille d’un couple du groupe, née à la fin du mois de mai. La famille s’agrandit.
Pour l’année prochaine, outre nos rencontres mensuelles au centre pastoral du samedi soir, nous avons quelques projets, notamment celui de participer au pèlerinage de Chartres des étudiants et jeunes pros qui se déroule chaque année durant le weekend des Rameaux.
Flora
LIVRE "Jésus au-delà des malentendus" par Jean-Marie Ploux
Editions Salvator, 2020, 138 pages.
Par Jean Dupuis
Jean-Marie Ploux, prêtre de la Mission de France, nous invite dans ce nouveau livre à une lecture éclairante de l'Evangile. Il nous montre que le but premier des évangélistes est de retracer la vie de Jésus en répondant à la question essentielle : Qui est-Il ?
Pour ses contemporains Jésus était tantôt un Prophète, tantôt un Maître, tantôt un Messie revêtu de l'onction sacrée, tantôt un roi fils de David, venu libérer le peuple juif. Pour d'autres il était le fils de Dieu, mais d'un Dieu se manifestant surtout par la puissance…
Ces visions incomplètes ont entraîné des incompréhensions (voir par exemple la déception des disciples d'Emmaüs, Luc XXIV, 18-24).
Pour aller au-delà de ces malentendus les évangélistes révèlent la vérité de Jésus. Il est fils de Dieu, oui, mais de Dieu Amour. Il est envoyé par le Père pour faire connaître cet amour et le faire partager. Il est au service du Père, au service des hommes. « Le fils de l'homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude ». (Math. XX, 28, et Marc X, 45).
L'enseignement de Jésus, c'est la Charité : « vous m'appelez le Maître et le Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Dès lors si je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns les autres. Car c'est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j'ai fait pour vous ». ( Jean, XIII, 13-15).
Jean-Marie Ploux conclut que la seule chose qui peut nous ramener à la vérité du message de Jésus est l'attention toujours renouvelée aux pauvres, aux souffrants, à tous les marginalisés de nos sociétés.
Au petit matin de Pâques 2020
Par Bérengère Vernay
Bérengère Vernay, de l’équipe de proximité de Montévrain, relit pour nous la fête de Pâques particulière qu’elle a vécue avec la paroisse, mais aussi avec la Mission de France, qui organise chaque année des journées pascales qui commencent par l’annonce de la Résurrection dans la nature au petit matin de Pâques.
Être confinés en famille dans une maison avec jardin ne fut pas un chemin de croix. Pas plus que d’avoir contracté le Covid en début de confinement. Nous avons bénéficié des gestes attentionnés de nos voisins, des appels nombreux et réguliers de nos proches, des services efficaces de la médecine en téléconsultation. S’extraire de l’agitation, des transports en commun, de la routine, avoir du temps pour lire, méditer, s’émerveiller de l’éclosion de la nature au printemps, prendre du temps en couple et avec nos trois enfants de 19 à 12 ans, tout cela fut même plutôt une bénédiction !
C’est paradoxal et presque indécent, dans un contexte où la litanie des morts et du nombre d’admissions en réanimation s’égrainait chaque soir de façon anxiogène.
Pâques dans une bulle ? Sans doute un peu. Mais aussi Pâques de l’intériorité et de l’incarnation.
Pâques de la Croix et des fleurs.
Comme les fleurs de nos jardins que notre petite équipe locale récoltait pour décorer notre église de Montévrain à chaque nouvel enterrement.
Comme les croix et les fenêtres de nos maisons que nous avons été invités à orner de fleurs des champs, pâquerettes et boutons d’or.
Puis il y a eu ce petit matin, Pâques à l’Aube, une grande tradition de la Mission de France que nous avons suivie sur les réseaux sociaux. Chaque année, fidèlement, de très bons amis me sollicitaient pour les rejoindre sur le chemin, chose qui jusqu’ici n’avait jamais été possible car trop de sollicitations, obligations, contraintes…. Mais aujourd’hui, pas de tournoi de hand, pas de week-end scout, pas même de vacances : j’étais là, au rendez-vous… à distance !
Immense joie de retrouver dès 6h30 du matin des visages, connus et inconnus, par écrans interposés. Feux dans les jardins, enfants sous leurs couvertures, café qui fume, pyjamas et polaires, retardataires ensommeillés … Plus de doute possible, cette année le Christ entre dans nos maisons, dans le quotidien de nos vies, dans notre intimité ! Nous sommes vivants à travers lui. Vérité des témoignages, convivialité de la guitare et des chants, authenticité de la démarche. Jésus me voici devant toi, tout simplement dans le silence … Silence de ma maison encore endormie, du ciel sans avions, du périphérique sans voitures. Mais avec d’autres, à distance mais en confiance. Un nouveau sens de la communion ! Nous sommes le corps du Christ. Je ne l’avais sans doute jamais mesuré avec autant d’intensité jusque là. Un corps qui souffre, un corps qui se souvient, un corps qui panse ses plaies mais un corps qui se relève dans l’Espérance. La Vie est devant !
Un jardin potager aux portes de Notre-Dame du Val
Par Matthieu Cuvelier
Le jardin potager des enfants trônait fièrement au fond de l'église. Pendant le confinement, les bons soins de Nadine, Marie-Suzanne et Françoise, lui ont permis de bien pousser. Il va désormais être transféré à l'extérieur et participer à un projet plus vaste.
Pendant notre confinement, la nature a continué à vivre. Elle a même profité de cette trêve que lui a laissé l'humanité confinée.
Cela nous pousse encore davantage à poursuivre la démarche entamée en début d'année avec notre adhésion au label "église verte" et le lancement par le pape de l'année Laudato Si.
Le label n'est pas une fin en soi, fort heureusement. Il va être un prétexte pour tous nous interroger, personnellement et en comunauté, sur la place que nous laissons aux questions environnementales et sociétales. En ce sens, c'est une formidable opportunité !
L'EAP se laisse interpeller par toutes ces questions. Parmi les réflexions que cela nous inspire, nous avons souhaité la création d'un jardin fleuri et potager pour investir l'espace vert situé à droite de l'église : l'investir physiquement et l'investir humainement.
En effet, l'idée directrice autour de ce jardin est que son entretien soit géré librement par toutes les bonnes volontés dans un esprit de fraternité. Il doit être l'occasion pour les uns qui n'ont pas de jardin de venir se ressourcer, pour d'autres qui sont seuls de venir passer un moment convivial et utile, pour les accueillis du Secours Catholique de donner et pour les accueillants de "faire ensemble".
Samedi dernier, Franck Guichard, paroissien de Bussy St Martin et gérant de la société St Germain Paysages, est venu
bénévolement retourner la terre avec son tracteur pour lancer ce projet. Il était accompagné de sa fille qui est au caté et qui avait participé à l'élaboration du jardin des enfants. Elle se réjouissait de voir qu'il avait bien poussé et qu'il allait maintenant continuer sa vie dehors. Puis le père Michel a béni le tracteur, outil de travail des hommes à qui la Création a été confiée.
Dimanche 28 juin, à la sortie de la messe, les premiers plans de tomates ont été plantés ainsi qu'à l'entrée du jardin, un rosier. La variété de sa rose a été créée par l'association des Amis de Madeleine Delbrel pour récolter des fonds afin de restaurer la maison d'Ivry sur Seine où elle a vécu et en faire un lieu de témoignage et d'accueil à l'occasion de sa béatification prochaine. Le père Dominique a béni ce rosier. Le jardin portera le nom de Madeleine Delbrel et sera confié à sa prière afin qu'elle nous guide dans le témoignage simple de la foi au milieu de la cité.
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DON DU SANG
Si vous souhaitez donner votre sang :
- Lagny : 9 juillet, de 14h30 à 19h30, Salle Totem
. Bussy-Saint-Georges : 9 juillet, de 14h30 à 19h30, Gymnase Herzog
. Bussy-Saint-Georges : 11 août, de 15h00 à 20h00, Gymnase Herzog
. Lagny : 22 août, de 14h30 à 19h30, Salle Totem
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AGENDA
Horaires des messes
Les messes de semaine à l'oratoire
seront annoncées chaque dimanche
pour la semaine.
JUILLET
Samedi 4
18 h 30 Saint-Thibault
Dimanche 5
11 h 00 N.D. du Val
Samedi 11
18 h 30 Saint-Michel à Lagny
Dimanche 12
11 h 15 N.D. du Val
(attention la messe aura lieu à 11h15)
Samedi 18
18 h 30 Collégien
Dimanche 19
11 h 00 N.D. du Val
Samedi 25
18 h 30 Bussy Saint Martin
Dimanche 26
11 h 00 N.D. du Val
AOÛT
Samedi 1
18 h 30 Guermantes
Dimanche 2
11 h 00 N.D. du Val
Samedi 8
18 h 30 Gouvernes
Dimanche 9
11 h 00 N.D. du Val
Fête de l'Assomption
Samedi 15
9 h 30 Conches (Fête patronale)
11 h 00 N.D. du Val
Dimanche 16
11 h 00 N.D. du Val
Samedi 22
18 h 30 Montévrain
Dimanche 23
11 h 00 N.D. du Val
Samedi 29
18 h 30 Ferrières-en-Brie
Dimanche 30
11 h 00 N.D. du Val
Baptême des catéchumènes adultes
SEPTEMBRE
Samedi 5
18 h 30 Saint-Thibault
Dimanche 6
9 h 30 Gouvernes
11 h 00 N.D. du Val
Samedi 12 et Dimanche 13 :
week-end de rentrée pastorale
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Un temps pour prier
Ô Seigneur, notre Dieu,
qu'il est grand ton nom par toute la terre !
Jusqu'aux cieux, ta splendeur est chantée
par la bouche des enfants, des tout-petits :
rempart que tu opposes à l'adversaire,
où l'ennemi se brise en sa révolte.
A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
qu'est-ce que l'homme
pour que tu penses à lui,
le fils d'un homme,
que tu en prennes souci ?
Tu l'as voulu
un peu moindre qu'un dieu,
le couronnant de gloire et d'honneur ;
tu l'établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds :
les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel
et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.
O Seigneur, notre Dieu,
qu'il est grand ton nom par toute la terre !
Peut être avez-vous pris le temps
durant le confinement
de lire davantage les psaumes.
Le psaume 8 dit bien la découverte
émerveillée devant la création de Dieu,
la prise de conscience de la fragilité
et en même temps
de la grandeur de l’humanité.
Il peut inspirer notre prière cet été.
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“Chantez au Seigneur,
Terre entière,
chantez-le
et bénissez son nom."
(psaume 95)
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L'actualité m'a incité à relire « La Peste », roman publié par Albert CAMUS en 1947. C'est le récit d'une pandémie située aux environs de 1940 à Oran, dans l'Algérie natale de l'auteur. Cette pandémie est imaginaire, mais elle est le symbole des fléaux qui s'attaquent à nos sociétés humaines.
Annick Wilson : Comment avez-vous accueilli l'idée d’animer le caté en audio/visio ?
Comme vous le voyez, dans l’église Notre Dame du Val, le potager du caté a continué de pousser durant toute cette période de

Aujourd’hui, nous sommes dans la dispersion, dans la « diaspora » comme les premiers chrétiens. Dans notre église vide, je sens aujourd’hui que la présence réelle de la communauté-Corps du Christ ne dépend pas uniquement de notre présence physique, mais de notre communion spirituelle. Jésus a dit : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » Il ne dit pas « quand vous êtes réunis physiquement » mais « en mon nom ». Oui, dans ce temps du carême, dispersés et confinés chez nous, nous sommes pourtant réunis spirituellement en son nom. Le Père Michel et moi célébrons la messe tous les jours à l’oratoire, sans votre présence physique, mais nous sentons bien votre présence spirituelle et la communion entre nous dans ce grand Corps du Christ. 
Il est 18h30 ce mercredi, la Conférence Episcopale nous invite à nous unir aux sons des cloches des églises en allumant quelques bougies au rebord des fenêtres. J’entrouvre la porte pour entendre les cloches sonner et voir vaciller mes petites lumières. Je sens au fond de mon cœur jaillir ce désir d’union avec l’Eglise entière dans cet instant où tous les enfants se tournent vers le Père pour lui demander l’affermissement dans l’espérance. En rentrant, ma femme me montre son téléphone. On vient de recevoir un SMS de notre voisine qui dit ceci : « j’ai vu vos bougies et cela me touche énormément ! » Alors, paraphrasant Bourvil, je crie : « Confinement, oui. Isolement, non »



Du 16 au 24 mai a eu lieu la semaine pour la planète à l’occasion des 5 ans de l’encyclique du pape François Laudato Si'. L’équipe « Eglise Verte » a saisi l’occasion pour relayer l’appel du Pape François à nous convertir à une écologie intégrale. Cet appel retentit d’une façon particulière au moment où nous sortons progressivement de ce temps de confinement lié à la crise sanitaire que connaît notre monde. Pour manifester notre volonté de re-démarrer autrement après le confinement, le pape nous a invités à faire sonner les cloches de nos églises.
« Dans le langage biblique le « cœur » indique le centre de la personne, le siège des sentiments et de ses intentions. Dans le Cœur du Rédempteur nous adorons l’amour de Dieu pour l'humanité, sa volonté de salut universel, son infinie miséricorde.
Vous le savez certainement, les festivités du centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, 16 mai 2020, se sont ouvertes par une célébration solennelle le 1er novembre 2019, fête de la Toussaint, en la basilique Ste Jeanne d’Arc à Domrémy dans les Vosges.










Dimanche dernier 29 mars, nous avons proposé une rencontre de fin de module, kt-dimanche, sous la forme d’une audioconférence. Parents et enfants ont participé à ce temps fort de 10h -11h autour du thème « le pardon de Dieu ».
vaquer à des activités personnelles, les moments passés ensemble se prolongent inexorablement dans des échanges, des discussions ou quelques prises de position surtout au sujet de cette actualité inédite. Les repas semblent se toucher et l’on a l’impression de ne plus quitter la salle à manger. C’est aussi l’endroit où l’on pense aux membres de notre famille confinés ailleurs. Un lien se noue naturellement et c’est presque pour la première fois qu’on se retrouve tous les jours avec nos enfants devenus adultes. Ce besoin de se retrouver engendre d’autres conséquences insoupçonnables. Nous-mêmes, personnes d’un certain âge jusqu'ici récalcitrants à toute nouvelle technologie, nous nous jetons frénétiquement sur Facebook et autre WhatsApp pour pouvoir rire des pitreries de notre petit-fils. Sinon, on peut essayer quelques petits bricolages ou rangements. J’ai décidé (enfin ! ) de terminer mon coin de prière : ajouter un tableau de fond, ajouter une Bible. Mon épouse sans rien dire semble apprécier le geste et j’en suis content. On décide alors de rattraper le Notre Père de l'Angélus autour du coin de prière. Ce sont les prémices des futures prières familiales dans les jours qui suivent. Il est 18h30 ce mercredi, la Conférence Episcopale nous invite à nous unir aux sons des cloches des églises en allumant quelques bougies au rebord des fenêtres. J’entrouvre la porte pour entendre les cloches sonner et voir vaciller mes petites lumières. Je sens au fond de mon cœur jaillir ce désir d’union avec l’Eglise entière dans cet instant où tous les enfants se tournent vers le Père pour lui 

« J’ai besoin d’écrire ce que parfois je ne peux exprimer. Dans la Bible, le désert est le lieu de l’épreuve. Nous sommes tous bousculés par ce qui nous arrive... Nous sommes habitués à circuler, à nous voir quand nous le souhaitons, à échanger. Les restrictions de notre liberté sont des épreuves concrètes pour nous tous, sans oublier les personnes qui sont les premières victimes et tous ceux qui les soignent. Et n’oublions tous ces hommes et femmes, les livreurs, caissiers, etc. Notre monde a été souvent secoué et démuni pendant les épreuves du passé, mais nous nous relèverons, en sauvegardant le bien le plus précieux que nous a donné notre Seigneur, la Vie. Nous devons rester unis, même si parfois la distance nous sépare des êtres qui nous sont chers, en prenant des nouvelles, en apportant du réconfort à ceux qui en ont besoin. Après le Carême, temps de préparation spirituelle de 40 jours qui nous mène à Pâques, nous allons célébrer la résurrection de notre Seigneur. Oui, nous sommes tous au « ralenti », ne le soyons pas dans notre Foi. »
Dans notre diocèse, comme dans tous ceux de l’Ile de France, aucune messe n’a été célébrée en public depuis le 13 mars. Les paroissiens sont invités à suivre la messe de chez eux. Nous, les prêtres, célébrons les messes seuls, en privé. Les mariages, baptêmes, premières communions, confirmations sont reportés. Les funérailles sont célébrées dans la stricte intimité. 


Face à cette crise sanitaire et toutes les souffrances qui en découlent, c’est mon rapport à l’autre, dans mon rôle de soignant hospitalier, qui a été en premier lieu questionné. Comme un rappel aux essentiels de ma relation aux patients, à leurs familles, à mes collègues.
Comment vivez vous ce combat au plan spirituel ?
Je me suis retrouvée comme d’autres à coudre blouses et masques pour du personnel soignant. A l'origine, Isabelle Desplanches du groupe Regain partie aider au centre Covid de Lagny a lancé un appel au secours sur le fil Whatsaap du groupe pour confectionner des blouses. Séverine, une personne du groupe a contacté un de ses amis Guillaume, tapissier décorateur de l’entreprise Touroul-Chevalerie, à Chanteloup. A partir de là s’est créée une aventure incroyable : Guillaume a proposé d’offrir le tissu et de prédécouper les patrons. Dès le lendemain 80 blouses étaient en chantier pour une dizaine de couturières, deux jours après il avait créé un site Internet www. confectionneavecamour.fr. En deux semaines 150 personnes étaient en couture dans ce groupe, plus de 400 blouses et autant de masques cousus et distribués et en ce début mai 1500 blouses ont été confectionnées. Sans compter le groupe Whatsapp des couturiers-ères qui permet de sortir de l’isolement. L’activité a été vite repérée et les demandes des centres médicaux, cliniques etc. étaient toutes plus émouvantes les unes que les autres. Chaque appel à l’aide ou message de remerciement est touchant. Cela faisait mal au coeur de ne pouvoir fournir tous les soignants dans le besoin, car pour des raisons évidentes d’une logistique devenue complexe (tout ce travail bénévole est réalisé en confinement), nous avons destiné les réalisations essentiellement aux structures de soin locales. En ce début mai, la production va bientôt s’arrêter, car les municipalités et les pouvoirs publics ont pris le relais. Plusieurs couturières le regrettent, car cela a été une formidable aventure pour certaines qui étaient seules, mais d’autres projets solidaires pourront se lancer à l’avenir.


Le Christ est vraiment ressuscité, Alléluia ! Durant ce temps pascal, depuis nos lieux de vies, en communion avec les familles, nous continuons à suivre les pas du Ressuscité.
La Bible nous décrit Job comme un homme parfait et comblé de tous les bonheurs. Mais un jour il est frappé par la ruine, le deuil, et la maladie. Il est réduit à vivre sur un tas de paille, tel un pestiféré !
En ce temps de confinement, on ne se retrouve plus ensemble à l’église pour prier. Il n’y a donc plus d’offrandes au moment de la quête. Mais vous pouvez quand même chaque semaine donner en ligne en cliquant sur la première page du site ou sur le lien suivant :
«
Dans cette atmosphère inhabituelle où notre nature se trouve blessée de ne pouvoir échanger normalement avec nos frères humains, il faut s’organiser pour ne pas sombrer dans une déprime qui naît et se renforce au fil des jours de confinement. Même si c’est pour la bonne cause, il convient de se ménager des « espaces de vie » qui, en quelque sorte, viennent partiellement compenser le défaut de vie sociale. L’être humain est inventif et un minimum d’effort de volonté est de mise. Pour ma part je fais comme la majorité d’entre-nous : contacts téléphoniques et échanges sur les réseaux sociaux, font partie de notre quotidien, tandis que les achats se font en drive et que, reconnaissant, j’applaudis et encourage le personnel hospitalier chaque jour à 20 heures. Je suis la messe via KTO ou le PC et continue de m’instruire en lisant des auteurs spirituels dont les pères de l’Eglise (saint Augustin notamment). Je ressens différemment la dimension intérieure de la prière, partagée dans l’invisible. J’ai la chance de pouvoir « m’évader » par l’expression écrite mais aussi picturale et m’y adonne tant qu’il est possible car c’est, là aussi, le lieu d’un certain rapport spirituel : représenter symboliquement la Sainte Trinité, le Sacré Cœur ou une Vierge à l’enfant sont ainsi autant de thèmes porteurs d’une foi qui s’exprime à sa manière et qui aident à mieux vivre les jours qui passent.
En période normale, notre équipe (Anne-Marie Carré, Rosane Gambier, Guilène Jouare, Bernadette Bartholet et Jean Dupuis) assure ce service de la manière suivante : en amont nous préparons la célébration lors d'une réunion avec la famille ; pour la célébration soit nous assistons le prêtre, soit en raison de leur emploi du temps chargé, c'est souvent un membre de l’équipe qui préside la célébration et un autre membre de l'équipe qui l'assiste.
La célébration
Rosane :
champs qui poussent en ce printemps et qu’ils fleurissent une croix de leur maison, en ce jour où le bois de la croix a refleuri d’une vie nouvelle. En voici quelques unes envoyées par des paroissiens.





Avant le déferlement inattendu du Covid-19, et c’est déjà une éternité, la fête de Saint Georges est un événement important de la commune. Cela se traduit par de nombreuses activités telles la messe commémorative célébrée à l’église du village, la distribution traditionnelle de la brioche, le dépôt des fleurs à la Croix Saint Georges sans oublier le carnaval pour les jeunes. Le tsunami viral les a toutes balayées, ou presque. En effet, de toutes ces activités, il ne reste qu'une seule qui est la célébration à l’église Notre Dame du Val. Ainsi, présidée par les 2 prêtres de la paroisse, assistée physiquement par le maire, représentant de toute la commune, la cérémonie religieuse est mise en ligne en direct pour le reste de la population. Une famille dont tous les membres sont des scouts assure l’accompagnement musical. Après les prières et la lecture des textes de la Bible, c’est le père Dominique Fontaine qui assure le prêche. Partant du passage de l’évangile sur la tempête, la peur des apôtres et la sérénité affichée par le Christ, le père invoque l’image d’une humanité qui est en proie à une terrible tempête, mais qui reste unie pour ramener
L’an dernier, du 1er au 4 mai, 130 personnes de notre Pôle missionnaire Bussy-Lagny étaient en pèlerinage



En cette période de confinement, nous sommes appelés à faire Eglise autrement. Nous te prions Seigneur pour que cette difficulté à nous rassembler et à communier ensemble renforce notre volonté de faire corps avec nos cœurs. Pour que nous sachions tous rester unis les uns aux autres par ton Amour et guidés par ton Esprit Saint sur les chemins de l’espérance.
Père est le 
Aujourd'hui mercredi 25 mars 2020, c'est le jour de l'annonciation.

Dieu de bonté, écoute la prière de ceux qui t’implorent dans l’épreuve. Qu’ils aient foi, qu’ils ouvrent leur cœur à qui souffre plus qu’eux, qu’ils se relèvent ensemble. »