Notre-Dame du Val Info Juillet Août 2020

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EDITO

Un été pas comme les autres

L’été et les vacances vont avoir un goût particulier. Il va nous falloir digérer et relire ce que nous avons vécu dans ce temps du confinement et du déconfinement, trier ce qui a été positif et négatif. Nous allons nous demander si telle ou telle chose dont nous avons été privés valait vraiment le coup ; mais aussi nous allons découvrir des choses qui finalement nous apparaissent maintenant essentielles, par exemple les liens familiaux, les relations de voisinage, la vie intérieure et la prière, la découverte de la fragilité et de la valeur de nos vies, la contemplation de la nature ...

Nous avons applaudi les soignants. Ici beaucoup travaillent dans ces milieux du soin. La crise a été rude pour eux. Pourquoi ne pas leur proposer des groupes de parole et de relecture de ce qu’ils vivent dans leur travail à la lumière de l’Evangile et dans la prière ?

Pourquoi pas aussi des groupes de parole pour ceux qui vont se retrouver au chômage du fait des suppressions d’emplois ? Ils auront bien besoin de ce soutien fraternel.

De nombreuses personnes âgées, en Ehpad ou ailleurs, ont terriblement souffert de l’isolement, certaines sont mortes abandonnées, nous devrons réfléchir sur la façon de nouer de vrais liens avec elles.

Nous en reparlerons lors du week-end de rentrée des 12 et 13 septembre, où nous aurons une brocante le samedi et le dimanche après midi, et le dimanche matin la messe de rentrée, un repas partagé et des animations musicales l’après midi avec les chanteurs et musiciens qui animent nos messes. Bref, un grand moment de fête pour démarrer une année dynamique.

Père Dominique Fontaine

 

 

En juillet et août, nous interrompons les messes retransmises sur You Tube. Nous en referons lors de certaines fêtes et de grandes occasions. Merci à Thomas et Jean-Michel qui les ont permises. De même nous revenons en juillet-août aux horaires d’été habituels : une messe le samedi soir et une à 11h à Notre Dame du Val (voir p. 7). Il n’y aura donc plus de messe supplémentaire le dimanche à 9h30 à Notre Dame du Val 

 

 

" Vos
enfants
prophétiseront "

 

La charité en actes au Secours
Catholique

  Le Caté, l'aumônerie, les scouts en fête   FinAnneeCate2019-2020_02.JPG  

 

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ACTUALITE

Interview - " Vos enfants prophétiseront "                                    INTERRELIGIEUX

Par Luigi Changivy

Dans le cadre du 30ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE) nous vous proposons un entretien avec Romy Legrand, Pasteure de l'Eglise Protestante Unie de Lagny/Chelles/Marne-La-Vallée. Romy Legrand a pris ses fonctions en Août 2019 et a assisté à l'Assemblée Générale de l'Association de l'Esplanade des Religions et des Cultures en janvier 2020.

Romy%20Legrand.jpgLuigi Changivy - Nous venons de célébrer, le 20 novembre dernier, les 30 ans de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l'enfant). Pouvez-vous nous parler de la façon dont sont appréhendés les droits de l'enfant dans la religion protestante ?

Romy LegrandLes enfants, les jeunes, sont très importants dans la religion protestante. Tout d'abord, en protestantisme, il faut considérer une souveraineté absolue des écrits bibliques qui sont sources productives de valeurs. L'Eglise Protestante, sur ces bases, accompagne chacun, jeunes et moins jeunes, dans la formation de leur jugement personnel et accorde une grande importance à l'esprit critique. Elle respecte le cheminement personnel dans un esprit de liberté et de confiance. Nous sommes tous en chemin. la bible stipule que seul Dieu est juge. L'Eglise Protestante enseigne le salut par la foi et non par les œuvres. Le salut est une grâce. La foi est une réponse libre à l'appel de Dieu. Aucune vie n'est absurde ou inutile. Chaque être humain est précieux aux yeux de Dieu, petit ou grand.

Ces valeurs, et d'autres, sont au cœur de notre projet éducatif à transmettre à la jeunesse ; chacun a sa place, a le droit de s'exprimer, de critiquer, de partager. Nous souhaitons promouvoir des êtres humains libres et en paix, apprendre à être soi avec les autres, les valeurs de gratuité, de partage, de don, de solidarité, du respect de l’environnement, un monde où les mots échangés ont de la valeur, où il est normal de s’engager et de tenir ses engagements pour mener à bien les projets communs (conjugaux, professionnels, associatifs…). En protestantisme, il ne s’agit pas d’érudition mais d’une formation de l’esprit. Que l’esprit soit encouragé et entraîné à raisonner, discerner, argumenter. Il s’agit de former un être libre parce qu’affranchi ou bien en capacité de s’affranchir ou de se protéger de tout asservissement spirituel, idéologique, politique. Cette préoccupation à protéger rejoint, en partie, celle de l'article 32 de la CIDE qui précise que l'enfant doit être protégé. Il doit, notamment, être "protégé contre l’exploitation (économique) et n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social ".

LC - Pouvez-vous nous dire quels principes généraux doivent observer les familles et autres structures pour, concrètement au quotidien, offrir aux enfants les égards qui leurs sont dus ?

RLLe principe premier est la transmission. L'enseignement reçu passe par la famille. Très tôt, dans le protestantisme, la famille a été le premier vecteur d'enseignement. L'histoire éclaire sur ce point : aux époques de persécution, des enfants étaient enlevés à leurs familles qui devaient parfois s'exiler. Le culte protestant fut interdit. Aussi, les familles ont très tôt assuré le rôle d'enseignement pour protéger les enfants. Cette partie de l'histoire a des proximités avec celle du judaïsme et les protestants ont, ainsi, protégé des enfants juifs durant la seconde guerre mondiale. La famille est un maillon essentiel de la communauté protestante.

La communauté est, au-delà, une institution importante pour l'enseignement et la protection des enfants, des jeunes. Des évènements/activités sont organisés comme des week-ends d'église, des camps, des week-ends de connexion, des activités d'éclaireurs unionistes (équivalent des scouts).

Le synode national d'Orléans 2011 de l’Eglise Réformée de France s’inscrivait dans la perspective de s'interroger et de donner toute leur place aux jeunes avec pour titre : " Vos enfants prophétiseront, vos anciens auront des rêves ! ". Les enfants sont un enjeu majeur. Ce ne sont pas seulement les adultes de demain mais des êtres à part entière aujourd'hui. Nous ne préparons pas l'église de demain, nous sommes dans l'église d'aujourd'hui.

C'est le rôle de l'église d'accompagner les familles et de les aider à protéger les enfants contre certains maux de la société : la violence, l'intégrisme, la culture du "buzz"… Les enfants doivent apprendre à avoir une place juste dans le monde dans lequel nous vivons, à prendre des responsabilités et à se mettre au service du bien commun. Les nombreux articles de la CIDE proposent des valeurs et des textes supports qui prennent place dans les droits des différents pays qui l'ont signée. Il est important que cette convention existe et c'est au sein des familles et des communautés que la prise en compte de la protection de l'enfant peut se faire au quotidien.

LC - Pouvez-vous nous faire part de votre regard sur Bussy Saint-Georges, notamment à travers l'expérience que nous vivons avec l'Esplanade des Religions et des Cultures ?

V.M Je suis pasteure à Lagny/Chelles/Marne la Vallée depuis moins d'une année mais très vite, j'ai pu observer et me réjouir de la participation des jeunes à organiser et participer. L'Esplanade des Religions et des Cultures offre un cadre précieux de bienveillance et de partage. On manque de lieux comme cela. Quelle chance pour les adultes, les enfants et les jeunes d'avoir cette opportunité.

 

La charité en actes au Secours Catholique

Par Cong Dong Le

Le confinement historique suite à la pandémie n’a nullement arrêté les activités d’accompagnement du Secours Catholique. Amenés à inventer d’autres formes non présentielles de contact, les bénévoles de l’antenne de Bussy ont poursuivi leur service auprès des plus pauvres. Marie-Noëlle Bijard, responsable de l’antenne, revient sur ces jours mémorables.

ch%c3%a8ques%20service.jpgCong-Dong Le - Quelles sont, parmi tant d’autres, les activités habituelles du Secours Catholique avant le confinement ?

Marie-Noëlle Bijard Notre action consiste à être au plus près des plus démunis, à accompagner les personnes qui en ont besoin. Cet accompagnement se traduit par le contact, l’accueil, l’écoute puis l’assistance en cas de besoin. La présence physique, l’échange des regards, le partage de paroles sont primordiaux. Or, du jour au lendemain, le confinement sanitaire a mis un brusque arrêt à tout cela. Les restrictions de déplacement et l'interdiction des rassemblements ont réduit les contacts entre bénévoles et bénéficiaires. Finis les cours d’alphabétisation pour adultes, au revoir les soutiens scolaires pour les enfants, les démarches administratives, les distributions des colis alimentaires, sans parler des cas particuliers difficiles auxquels nous étions souvent confrontés. Pour les bénévoles comme pour les bénéficiaires, beaucoup d’émotions se sont mélangées : ce fut un temps de sidération, de doute, de frustration, de peur, de remise en question de nos fonctionnements.

CD. L.– C’est le cas pour nous tous. Mais pour le Secours Catholique, les réactions devaient être différentes ?

MN.BEn effet, il fallait agir vite. Nous nous sommes retrouvés entre bénévoles par mail, par téléphone pour imaginer d’autres moyens d’accompagnement plus efficients par rapport aux contraintes sanitaires. L’objectif était avant tout de maintenir le contact coûte que coûte avec les personnes que nous accompagnons afin qu’elles ne se sentent pas abandonnées. Très rapidement, une douzaine de bénévoles se sont relayées pour appeler les différentes familles que nous suivons pour prendre de leurs nouvelles, ou seulement pour leur assurer qu’elles n’étaient pas seules. Pendant cette période, environ 75 familles et une quinzaine de demandeurs d’asile ont été ainsi contactés régulièrement, chaque semaine. Avec ces nouvelles nous gardions le lien. Si nous nous rendions compte au cours de la conversation qu'il y avait un besoin, alors nous allions leur proposer une aide. En effet, en raison des contraintes sanitaires, la délivrance de colis alimentaires était interdite, mais le Secours Catholique a débloqué des fonds au niveau national pour des chèques-services alimentaires.

Nous avons lancéun concours de dessins

Des bénévoles se sont ainsi transformées en factrices pour la distribution à domicile ou sur rendez-vous devant notre local à Notre-Dame du Val, toujours dans l’objectif de maintenir un court instant de présence bienveillante. Certaines activités, comme l'accueil collectif des bénéficiaires dans nos locaux, étant interdites, le soutien scolaire ou les cours d'apprentissage du français se sont également déroulés par téléphone lorsque cela était possible. Le Secours Catholique a même pu faire installer une ligne internet à une famille afin de faciliter l’échange des devoirs à un jeune élève.

Nous avons également lancé un concours de dessins pour les enfants dont nous vous ferons prochainement découvrir le résultat à Notre-Dame du Val.

Nous avons pu également compter sur la solidarité. De nombreuses personnes ou associations nous ont aidés également en nous donnant des masques que nous avons redistribués.

CD. L. – Le déconfinement depuis le mois de mai a-t-il changé quelque chose ?

MN.B Bien sûr, il y aura un avant et un après … A la fin du confinement, en équipe, nous avons relu ce que nous avions vécu lors de la période de confinement et commencé à réfléchir sur ce que nous souhaitions continuer à vivre avec ces personnes auprès desquelles nous cheminons. Pour le moment, la prudence et la distanciation sociale nous obligent à limiter les contacts physiques. Les contacts entre bénévoles et bénéficiaires doivent être faits après RDV et en portant des masques en suivant des règles établies par protocole. Cela ne nous empêche pas de réfléchir sur les actions à venir face aux nouvelles précarités liées en particulier au chômage. Une réflexion est en cours. Des propositions de rencontres pourraient être faites aux personnes que nous accompagnons dans le cadre du label « Eglise verte » avec la mise en œuvre d’activités communes avec la paroisse comme des ateliers « zéro déchets », participation à la création du potager autour de l’église, des ateliers cuisine, des ateliers d’aide à la parentalité … Ce temps de vacances va nous permettre de continuer à mûrir toutes ces réflexions. L’objectif étant que bénévoles et accueillis soient partenaires d’un projet.

CD. L. – Et pour l’équipe de bénévoles, quelles sont les leçons à tirer ?

MN.B. Monseigneur Rodhain, fondateur du Secours Catholique disait : « la charité n’a pas d’heure ». Nous constatons que les détresses s’accentuent de jour en jour. Cette pandémie nous oblige à nous inventer chaque jour quitte à sortir de notre « zone de confort ». En tout cas, ne jamais oublier que nous cheminons avec ces personnes qui souffrent et avec lesquelles nous avons tant à partager

 

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Caté-fête : une occasion pour clôturer, ensemble, cette année.

Par Annick Wilson Vignon

FinAnneeCate2019-2020_02.JPGNous avons voulu offrir aux familles du caté, l’occasion de se réunir pour vivre un temps fort.

Ainsi le samedi 27 juin à 15h, nous nous sommes retrouvés, avec joie, pour célébrer l’Eucharistie. Ce fut un temps pour dire merci à Dieu pour sa présence au milieu de nous, pour lui adresser une louange portée par la voix des FinAnneeCate2019-2020_01.JPGenfants de la chorale de N-D du Val, pour partager la Parole de Dieu grâce à une homélie dialoguée avec des enfants, qui l’avaient préparée lors d’un partage d’évangile téléphonique avec le Père Dominique et Annick. Nous avons également, en union avec les familles qui ne pouvaient pas être présentes, confié à Dieu nos inquiétudes, nos questionnements et nos difficultés.

Ce fut aussi une belle rencontre avec l’équipe de l’aumônerie du collège, venue nous présenter le programme de l’année à venir pour les classes de 6ème.

Nous remercions les familles car en cheminant avec les enfants à la suite du Christ, elles nous ont aidés à garder le lien tout au long de cette année. Pour préparer la rentrée, les inscriptions au caté sont ouvertes dès maintenant par mail, les permanences d’accueil débuteront le 29 août à Bussy.

Nous souhaitons à tous un bel été !

 

Fête de l'aumônerie : des projets à la pelle pour la rentrée de septembre

Par le Père Michel

transitionCateCM2-Aumonerie6eme.JPG"L'aumônerie des collèges et lycées de Bussy et des communes alentour a vécu 3 mois sans pouvoir se rassembler. Ce samedi 27 juin, pour la première fois depuis le 7 mars, la grande salle du centre pastoral de ND du Val bruissait de la présence des animatrices et animateurs, de parents et de jeunes collégiens et lycéens. Tout l'après-midi, 14 parents-bénévoles et administrateurs de l'Association des Parents APEABE ont mis en place des projets pour l'année à venir. La présence de Christiane, missionnée par notre évêque pour la pastorale des jeunes a montré notre unité avec le reste des initiatives en Seine et Marne. Grâce aux résultats d'un sondage en ligne créé par l'association qui a permis l'expression desReunion-FinAnneeAumonerie-2019-2020.JPG jeunes, plusieurs projets se sont mis en place. Une équipe de jeunes web-designers en herbe, élèves de 4eme à la 2onde, ont accepté de renouveler la page web spéciale jeunes, pour en faire un espace de soutien, de liens et de solidarité entre acteurs de l’aumônerie. Une nouveauté: les sessions XY et Cycloshow, en octobre et novembre prochain, en appui de la croissance humaine, affective et spirituelle des filles et des garçons, avec leurs papas et leurs mamans. L'Association tiendra une Assemblée Générale le 1er octobre. La messe de rentrée de l’Aumônerie aura lieu le 4 octobre. Les jeunes célébreront ce jour là la profession de foi.

Bref, l'aumônerie, avec ses adultes bénévoles et jeunes diplômées BAFA, avec quelques nouvelles recrues, reprend le chemin de l'action dès septembre prochain. Plein de projets: le "bouge ta planète" avec le CCFD, des pèlerinages à Lisieux, au Frat de Lourdes et au rassemblements de Melun et Grizy, sans oublier les actions solidaires comme la collecte alimentaire avec le secours catholique et la pastorale des malades, etc. L'Aumônerie reprend dès la rentrée et ouvre ses portes à tous les collégiens et lycéens. Qu'on se le dise !"

 

Les scouts fêtent leur centenaire ! 

Par le Père Dominique Fontaine

Les Scouts de France ont vu le jour en 1920, les Guides de France en 1923, c'est pourquoi l'association fête son anniversaire pendant 4 ans, de 2020 à 2023. Le 27 juin, le Centenaire a débuté pour le groupe Louis Guibert de Bussy par une joyeuse messe dans l'église St Georges du Village. Vous pouvez la visionner sur la chaîne Notre-Dame du Val sur You Tube.

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Les jeunes pros du groupe AGAPE

Avec le groupe des jeunes pros AGAPE, nous avons pu nous retrouver pour deux soirées de partage, d’échanges et de prière à Notre Dame du Val depuis la fin de cette période de confinement. Certains d’entre nous avaient participé aux animations liturgiques diffusées sur Youtube. Ce fut une grande joie d’être au service de la communauté en cette période particulière. Nous avons également eu le bonheur de faire la connaissance de la fille d’un couple du groupe, née à la fin du mois de mai. La famille s’agrandit.

Pour l’année prochaine, outre nos rencontres mensuelles au centre pastoral du samedi soir, nous avons quelques projets, notamment celui de participer au pèlerinage de Chartres des étudiants et jeunes pros qui se déroule chaque année durant le weekend des Rameaux. 

Flora



 

LIVRE    "Jésus au-delà des malentendus" par Jean-Marie Ploux

Editions Salvator, 2020, 138 pages.

Par Jean Dupuis

livre.jpgJean-Marie Ploux, prêtre de la Mission de France, nous invite dans ce nouveau livre à une lecture éclairante de l'Evangile. Il nous montre que le but premier des évangélistes est de retracer la vie de Jésus en répondant à la question essentielle : Qui est-Il ?

Pour ses contemporains Jésus était tantôt un Prophète, tantôt un Maître, tantôt un Messie revêtu de l'onction sacrée, tantôt un roi fils de David, venu libérer le peuple juif. Pour d'autres il était le fils de Dieu, mais d'un Dieu se manifestant surtout par la puissance…

Ces visions incomplètes ont entraîné des incompréhensions (voir par exemple la déception des disciples d'Emmaüs, Luc XXIV, 18-24).

Pour aller au-delà de ces malentendus les évangélistes révèlent la vérité de Jésus. Il est fils de Dieu, oui, mais de Dieu Amour. Il est envoyé par le Père pour faire connaître cet amour et le faire partager. Il est au service du Père, au service des hommes. « Le fils de l'homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude ». (Math. XX, 28, et Marc X, 45).

L'enseignement de Jésus, c'est la Charité : « vous m'appelez le Maître et le Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Dès lors si je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns les autres. Car c'est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme moi j'ai fait pour vous ». ( Jean, XIII, 13-15).

Jean-Marie Ploux conclut que la seule chose qui peut nous ramener à la vérité du message de Jésus est l'attention toujours renouvelée aux pauvres, aux souffrants, à tous les marginalisés de nos sociétés.

 

Au petit matin de Pâques 2020

Par Bérengère Vernay

Bérengère Vernay, de l’équipe de proximité de Montévrain, relit pour nous la fête de Pâques particulière qu’elle a vécue avec la paroisse, mais aussi avec la Mission de France, qui organise chaque année des journées pascales qui commencent par l’annonce de la Résurrection dans la nature au petit matin de Pâques.

 

received_270892324355466%20(002).jpegÊtre confinés en famille dans une maison avec jardin ne fut pas un chemin de croix. Pas plus que d’avoir contracté le Covid en début de confinement. Nous avons bénéficié des gestes attentionnés de nos voisins, des appels nombreux et réguliers de nos proches, des services efficaces de la médecine en téléconsultation. S’extraire de l’agitation, des transports en commun, de la routine, avoir du temps pour lire, méditer, s’émerveiller de l’éclosion de la nature au printemps, prendre du temps en couple et avec nos trois enfants de 19 à 12 ans, tout cela fut même plutôt une bénédiction !

C’est paradoxal et presque indécent, dans un contexte où la litanie des morts et du nombre d’admissions en réanimation s’égrainait chaque soir de façon anxiogène.

Pâques dans une bulle ? Sans doute un peu. Mais aussi Pâques de l’intériorité et de l’incarnation.

Pâques de la Croix et des fleurs.

Comme les fleurs de nos jardins que notre petite équipe locale récoltait pour décorer notre église de Montévrain à chaque nouvel enterrement.

Comme les croix et les fenêtres de nos maisons que nous avons été invités à orner de fleurs des champs, pâquerettes et boutons d’or.

Puis il y a eu ce petit matin, Pâques à l’Aube, une grande tradition de la Mission de France que nous avons suivie sur les réseaux sociaux. Chaque année, fidèlement, de très bons amis me sollicitaient pour les rejoindre sur le chemin, chose qui jusqu’ici n’avait jamais été possible car trop de sollicitations, obligations, contraintes…. Mais aujourd’hui, pas de tournoi de hand, pas de week-end scout, pas même de vacances : j’étais là, au rendez-vous… à distance !

Immense joie de retrouver dès 6h30 du matin des visages, connus et inconnus, par écrans interposés. Feux dans les jardins, enfants sous leurs couvertures, café qui fume, pyjamas et polaires, retardataires ensommeillés … Plus de doute possible, cette année le Christ entre dans nos maisons, dans le quotidien de nos vies, dans notre intimité ! Nous sommes vivants à travers lui. Vérité des témoignages, convivialité de la guitare et des chants, authenticité de la démarche. Jésus me voici devant toi, tout simplement dans le silence … Silence de ma maison encore endormie, du ciel sans avions, du périphérique sans voitures. Mais avec d’autres, à distance mais en confiance. Un nouveau sens de la communion ! Nous sommes le corps du Christ. Je ne l’avais sans doute jamais mesuré avec autant d’intensité jusque là. Un corps qui souffre, un corps qui se souvient, un corps qui panse ses plaies mais un corps qui se relève dans l’Espérance. La Vie est devant !

 

Un jardin potager aux portes de Notre-Dame du Val

Par Matthieu Cuvelier

potager1.jpgLe jardin potager des enfants trônait fièrement au fond de l'église. Pendant le confinement, les bons soins de Nadine, Marie-Suzanne et Françoise, lui ont permis de bien pousser. Il va désormais être transféré à l'extérieur et participer à un projet plus vaste.

Pendant notre confinement, la nature a continué à vivre. Elle a même profité de cette trêve que lui a laissé l'humanité confinée.

Cela nous pousse encore davantage à poursuivre la démarche entamée en début d'année avec notre adhésion au label "église verte" et le lancement par le pape de l'année Laudato Si.

Le label n'est pas une fin en soi, fort heureusement. Il va être un prétexte pour tous nous interroger, personnellement et en comunauté, sur la place que nous laissons aux questions environnementales et sociétales. En ce sens, c'est une formidable opportunité !

potager4.pngL'EAP se laisse interpeller par toutes ces questions. Parmi les réflexions que cela nous inspire, nous avons souhaité la création d'un jardin fleuri et potager pour investir l'espace vert situé à droite de l'église : l'investir physiquement et l'investir humainement.

En effet, l'idée directrice autour de ce jardin est que son entretien soit géré librement par toutes les bonnes volontés dans un esprit de fraternité. Il doit être l'occasion pour les uns qui n'ont pas de jardin de venir se ressourcer, pour d'autres qui sont seuls de venir passer un moment convivial et utile, pour les accueillis du Secours Catholique de donner et pour les accueillants de "faire ensemble".

Samedi dernier, Franck Guichard, paroissien de Bussy St Martin et gérant de la société St Germain Paysages, est venupotager3.png potager.jpgbénévolement retourner la terre avec son tracteur pour lancer ce projet. Il était accompagné de sa fille qui est au caté et qui avait participé à l'élaboration du jardin des enfants. Elle se réjouissait de voir qu'il avait bien poussé et qu'il allait maintenant continuer sa vie dehors. Puis le père Michel a béni le tracteur, outil de travail des hommes à qui la Création a été confiée.

Dimanche 28 juin, à la sortie de la messe, les premiers plans de tomates ont été plantés ainsi qu'à l'entrée du jardin, un rosier. La variété de sa rose a été créée par l'association des Amis de Madeleine Delbrel pour récolter des fonds afin de restaurer la maison d'Ivry sur Seine où elle a vécu et en faire un lieu de témoignage et d'accueil à l'occasion de sa béatification prochaine. Le père Dominique a béni ce rosier. Le jardin portera le nom de Madeleine Delbrel et sera confié à sa prière afin qu'elle nous guide dans le témoignage simple de la foi au milieu de la cité.

 

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DON DU SANG

Si vous souhaitez donner votre sang :

- Lagny : 9 juillet, de 14h30 à 19h30, Salle Totem

. Bussy-Saint-Georges : 9 juillet, de 14h30 à 19h30, Gymnase Herzog

. Bussy-Saint-Georges : 11 août, de 15h00 à 20h00, Gymnase Herzog

. Lagny : 22 août, de 14h30 à 19h30, Salle Totem

 

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AGENDA


Horaires des messes

Les messes de semaine à l'oratoire
seront annoncées chaque dimanche
pour la semaine.


JUILLET

Samedi 4
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 5
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 11
18 h 30
Saint-Michel à Lagny

Dimanche 12
11 h 15 N.D. du Val
(attention la messe aura lieu à 11h15)

Samedi 18
18 h 30 Collégien

Dimanche 19
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 25
18 h 30 Bussy Saint Martin

Dimanche 26
11 h 00 N.D. du Val


AOÛT

Samedi 1
18 h 30 Guermantes

Dimanche 2
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 8
18 h 30
Gouvernes

Dimanche 9
11 h 00 N.D. du Val

Fête de l'Assomption

Samedi 15
9 h 30 Conches (Fête patronale)
11 h 00 N.D. du Val

Dimanche 16
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 22
18 h 30 Montévrain

Dimanche 23
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 29
18 h 30 Ferrières-en-Brie

Dimanche 30
11 h 00 N.D. du Val
Baptême des catéchumènes adultes

SEPTEMBRE

Samedi 5
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 6
9 h 30
Gouvernes
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 12 et Dimanche 13 :
week-end de rentrée pastorale

 

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Un temps pour prierIMG_9874.JPG

Ô Seigneur, notre Dieu,
qu'il est grand ton nom par toute la terre !

Jusqu'aux cieux, ta splendeur est chantée
par la bouche des enfants, des tout-petits :
rempart que tu opposes à l'adversaire,
où l'ennemi se brise en sa révolte.

A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
qu'est-ce que l'homme
pour que tu penses à lui,
le fils d'un homme,
que tu en prennes souci ?

Tu l'as voulu
un peu moindre qu'un dieu,
le couronnant de gloire et d'honneur ;
tu l'établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds :
les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel
et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.

O Seigneur, notre Dieu,
qu'il est grand ton nom par toute la terre !

 

Peut être avez-vous pris le temps
durant le confinement
de lire davantage les psaumes.
Le psaume 8 dit bien la découverte
émerveillée devant la création de Dieu,
la prise de conscience de la fragilité
et en même temps
de la grandeur de l’humanité.
Il peut inspirer notre prière cet été.

 

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Chantez au Seigneur,
Terre entière,
chantez-le
et bénissez son nom."

(psaume 95)

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Notre-Dame du Val Info Juin 2020

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EDITO

Retrouver, reconnaître, recréer

Dans ce numéro de Notre Dame du Val Infos, il est question de « re ».

Nous y sommes habitué(e)s, car depuis la Pâque de Jésus tout est devenu pour nous une affaire de « ré »-surrection. Et même depuis la Pentecôte, puisque les apôtres ont été « re »-emplis du Saint Esprit.

Sauf que cette année 2020, notre Pâque et notre Pentecôte étaient restées intimes, vécues chacun dans son chez soi. Des témoignages des KT, des « messes YouTube », et des dialogues à distance émaillent ce numéro. C’est encore si frais dans nos mémoires, nos journées, nos emplois du temps ! Dans un an, ce sera de l’Histoire, mais nous en aurons tiré, comme de chaque page de notre histoire, des leçons.

Et maintenant, en ce mois de juin, c’est le temps du « re » : revivre la pâque, revivre la pentecôte, pour ce qui est de notre foi. « Re »-trouver des parents, des amis, « re »-voir des lieux aimés, ou plus prosaïquement « ré »-parer son vélo !

Dans ce « re », le Christ prend le relais pour soutenir notre marche, le temps du Sacré-Cœur, vaillant cœur du Seigneur prêt à « re »-commencer avec son fidèle qui a péché, cœur qui aime tant ce monde.

En ce temps de « re », c’est aussi le moment de « re »-lire de bonnes pages, comme celles de « la Peste » de Camus. Mais aussi le temps de « re »-spirer avec les méditations de notre amie la Vénérable de la Pagode, ou, à la fin, avec la prière du Pape François pour la « journée du « laudato-si », ce beau texte qui a relancé l’engagement de tant de catholiques pour une humanité « ré »-conciliée avec l’environnement et la justice sociale dans une vision écologique ample et vivante.

Frères et sœurs, que ces quelques pages, en papier ou sur votre écran d’ordinateur ou votre téléphone, soient l’occasion de « re »-nouer avec la vie paroissiale. Bon « re »-tour à Notre Dame du Val Info.

Père Michel Besse

 

Les enfants sont notre espoir  

A redécouvrir :
" La Peste "
d'Albert Camus

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L'équipe de Collégien sonne les cloches pour la planète

 

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ACTUALITE

Interview - Les enfants sont notre espoir                                     INTERRELIGIEUX

Par Luigi Changivy

Dans le cadre du 30ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE) nous vous proposons un entretien avec Miaoda, Vénérable du temple bouddhiste Fo Guang Shan à Bussy Saint-Georges. La Vénérable Miaoda, représentant la communauté bouddhiste a été présidente de l'association de l'Esplanade des Religions et des Cultures en 2019.

 Miao%20Da%20-%20Portrait.jpgLuigi Changivy - Nous venons de célébrer, le 20 novembre dernier, les 30 ans de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l'Enfant). Pouvez-vous nous parler de la façon dont sont appréhendés les droits de l'enfant dans la religion bouddhiste ?

Vénérable MiaodaLe boud-dhisme est une religion pour les jeunes car ils seront amenés à prendre en charge le futur. Ils doivent recevoir les enseignements et notre Vénérable Maître Hsing Yun y attache une grande importance. De son vivant, Bouddha demandait à ses disciples de ne jamais manquer d'égards envers les "petits". Nous pouvons illustrer cette préoccupation en parlant des quatre petits que l’on ne peut, en aucun cas, négliger dans la religion bouddhiste. Le premier est la "petite flamme", l'étincelle qui peut embraser des prairies entières et causer des grands désastres. Le deuxième est un "petit dragon" qui peut devenir grand et bouleverser le ciel et la terre et soulever la tempête. Le troisième est le "petit prince" qui peut devenir un puissant souverain et apporter le bonheur pour le peuple, mais aussi le malheur. Le quatrième est le "petit novice" qui, un jour, en s'instruisant peut devenir un Maître capable d'enseigner la foi et la religion. La considération vient de l'histoire d'un roi qui, venant faire une offrande, aperçut dans l'assemblée un jeune novice qui manifestait des pouvoirs surnaturels. A compter de ce jour-là, le roi décida de toujours considérer les monastiques avec égard, même s'ils étaient jeunes.

Cela signifie, d'une façon générale, qu'il faut s'occuper des petites choses (étincelles, fuites d'eau…) car elles peuvent évoluer/grandir et devenir importantes. Cela signifie, en particulier, qu'il faut s'occuper des tout-petits car, tant qu'ils le sont, il est possible de les éduquer et de leur prodiguer des enseignements. C'est à ce moment qu'il le faut et que l'on peut leur transmettre les bonnes valeurs. Être petit est une étape de la vie. Les enfants sont notre espoir. Il faut soigner les vieux et prendre soin des petits. Les petits sont riches d'avenir. Ce qu’on appelle aujourd’hui "petit", est porteur d’immenses espoirs.

LC - Pouvez-vous nous dire quels principes généraux doivent observer les familles et autres structures pour, concrètement au quotidien, offrir aux enfants lesDSC07083.JPG égards qui leurs sont dus ?

V.MConcrètement, la religion bouddhiste propose quelques principes à observer pour considérer les enfants et aussi des principes que doivent apprendre et connaître les enfants, pour leur propre sauvegarde. Ces principes sont enseignés dans les familles et aussi dans les structures religieuses qui accompagnent l'éveil et l'éducation dispensés par les familles et les institutions scolaires.

Ces principes sont expliqués et je vais en citer quelques-uns :

- Maintenir la dignité des enfants. L'enfance étant une étape initiale de la vie, elle est fondamentale et fondatrice. Aussi, il est important que leur dignité ne soit pas malmenée à cette étape car les répercussions dureront durant leur vie entière. Les familles et le monde adulte ont la responsabilité de veiller à préserver cette dignité présente et, donc, future. Nous retrouvons cette notion de préservation de la dignité des enfants dans les articles 32 à 36, notamment, de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant où il est question de les protéger contre l'exploitation économique, sexuelle, militaire et toutes formes de commerce dont ils pourraient faire l'objet.

- Enseigner aux enfants de cultiver la vertu de la gratitude et de la reconnaissance envers la famille et les maîtres. La politesse fait partie de ces valeurs. Au-delà, il faut enseigner aux jeunes la considération de tous, quelle que soit la condition sociale, familiale ou professionnelle.

- Enseigner aux enfants à être courageux et à ne pas craindre l'erreur. Apprendre de ses erreurs est une condition du progrès. Être corrigé n'est pas une sanction, mais une indication vers l'amélioration. Parallèlement, il faut respecter le caractère des enfants, les éduquer pour les amener à ce que veulent les adultes sans les "forcer" car l'acceptation est un fondement qui permet d'avancer.

La CIDE a formalisé un texte qui est très utile et qui reprend des concepts qui existent, au préalable, dans un certain nombre de cultures et de religions. Ce texte peut être une aide et il vient en complément des préceptes qui prévalent déjà.

Cependant, tous les enfants ne vivent pas toujours dans des conditions où ces types d'enseignement peuvent leur être dispensés. Au Brésil, à Taiwan, Fo Guang Shan a accueilli de nombreux enfants miséreux pour leur proposer une éducation qui leur permette de sortir de leur condition. Il ne leur est pas demandé de devenir boud-dhistes ou de prier. C'est une action caritative. Fo Guang Shan a mis en place, sur ses propres fonds, des structures pour tenter de donner à des enfants un espoir, un avenir ou un minimum d'enseignements avec des professeurs pour les mener vers une vie normale. Les enfants devraient avoir une vie normale pour se développer. Cette nécessité est bien formulée dans l'article 32 de la CIDE : "L’enfant doit être protégé contre l’exploitation économique et ne doit être contraint à aucun travail comportant des risques pour sa santé, son éducation et son développement physique, mental, spirituel, moral ou social". IMG_6047.jpg

LC - Pouvez-vous nous faire part de votre regard sur Bussy Saint-Georges, notamment à travers l'expérience que nous vivons avec l'Esplanade des Religions et des Cultures ?

V.MAu fur et à mesure des années, je vois qu'il y a beaucoup d'enfants, de jeunes à Bussy Saint-Georges. Il nous faut faire en sorte de les prendre davantage en compte, les faire participer et les amener à élargir leurs connaissances et à découvrir les autres cultures. En général, le cadre des enfants est familial et scolaire. L'association de l'Esplanade des Religions et des Cultures (ERC), qui a cette conscience, a un rôle à jouer dans le partage de la culture et de l'éducation. C'est important pour le futur, pour la société de demain. L'association a organisé en 2019, par exemple, les Jeux de l'Esplanade où des enfants ont été amenés à courir pour l'Amazonie, une expérience de rencontre, de partage autour d'une cause commune.

 

LIVRE     Un beau livre à redécouvrir : « La Peste » d’Albert Camus

Par Jean Dupuis

LA%20PESTE%20CAMUS.pngL'actualité m'a incité à relire « La Peste », roman publié par Albert CAMUS en 1947. C'est le récit d'une pandémie située aux environs de 1940 à Oran, dans l'Algérie natale de l'auteur. Cette pandémie est imaginaire, mais elle est le symbole des fléaux qui s'attaquent à nos sociétés humaines.

Un beau jour les oranais voient apparaître une invasion de rats. La peste bubonique fait des ravages. Plus que la maladie elle-même, Camus s'attache à décrire le contexte humain. Il montre d'abord l'incapacité de l'administration dont l'objectif principal est de ne pas avoir à prendre de décisions difficiles. Il décrit aussi les habitants, les altruistes et les autres.

Il y a d'abord le médecin (Dr. Rieux) qui se dépense sans compter pour soigner les malades et coordonner les interventions. Face à la démission collective il tient bon. Pourquoi ? « Il ne s'agit pas d’héroïsme dans tout cela, dit-il à un témoin. Il s'agit d’honnêteté. C'est une idée qui peut faire rire, mais la seule façon de lutter contre la peste, c'est l’honnêteté ». Qu'est-ce que l’honnêteté lui demande ce témoin ? « Je ne sais pas ce qu'elle est en général, répond le médecin, mais dans mon cas je sais qu'elle consiste à faire mon métier ».

Il y a le journaliste venu de la métropole avant la pandémie pour faire une enquête et devant normalement y retourner pour rejoindre sa fiancée. Subjugué par l’action bienfaisante du Dr. Rieux il veut rester à ses côtés pour l'aider. Quand celui-ci lui fait valoir qu'il n'y aurait pas de honte à préférer le bonheur amoureux il répond : « oui, mais il peut y avoir de la honte à être heureux tout seul, en ignorant le malheur des autres. »

Il y a aussi le dilettante qui passe son temps à observer et qui au vu des souffrances décide à son tour de lutter et de créer des équipes de volontaires. Pourquoi agir ainsi, lui demande-t-on ? « Je ne sais pas, répond-il. Ma morale peut-être, celle de la compréhension... Le chemin de la paix, c'est la sympathie ».

Il y a enfin le jésuite érudit qui du haut de la chaire de la cathédrale évoque le châtiment divin et compare la peste oranaise aux plaies d'Egypte. Mais à la fin du récit il est ému par la longue agonie d'un enfant mourant et le désespoir de ses parents. Il choisit d'entrer à son tour dans les équipes de volontaires. Au médecin le remerciant pour son aide il répond : « Vous aussi, docteur, vous travaillez pour le salut de l'homme...Vous voyez, Dieu ne peut plus maintenant nous séparer ».

Avec le temps et grâce aux énergies groupées autour du Dr. Rieux le peste est jugulée, le bonheur revient. Mais Camus nous prévient : le bacille de la barbarie, comme celui de la peste, ne disparaît jamais : il peut toujours réapparaître. Il n'est qu'un seul remède : la communion humaine.

 

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Interview - Le caté confiné, une expérience étonnante

Par Annick Wilson

Durant le confinement, le catéchisme a continué. En audioconférence les parents se sont préparés à animer les petites équipes, sur le thème « Viens Esprit Saint », les enfants ont joué le jeu. Annick a interviewé deux mamans de Collégien

PHOTO-cat%c3%a9%20confin%c3%a9%20(002).jpgAnnick Wilson : Comment avez-vous accueilli l'idée d’animer le caté en audio/visio ?

Emmanuela et Elisabeth : Engagées en septembre dernier, nous avons été partantes tout de suite, pour co-animer ce dernier module, même en audio/visio. L'utilisation de la technologie n'a pas été un frein, elle nous a apporté un petit plus par rapport aux séances traditionnelles de caté. Nous allions être ensemble mais pas dans la même pièce. Pour relever le challenge, nous avons choisi de faire les deux afin que les séances soient animées et conviviales. En visioconférence, par exemple, nous avons pu faire des signes comme lever le pouce pour dire OK, ce qui n'est pas possible en audio.

AW : Est-ce qu’aborder ce thème avec les enfants vous a semblé aisé ?

Em et El : Lors de la réunion téléphonique des parents, nous avons eu une certaine appréhension sur le thème. L'Esprit Saint semblait difficile à expliquer car il est ressenti individuellement. Nos échanges nous ont servi de base pour développer le thème avec les enfants, notamment la citation suivante : " Le soleil est le Père, on ne peut pas le voir en face. Le rayon est le Fils, qui nous a rejoints et qui est monté vers le Père. L’Esprit Saint est la lumière et la chaleur qui demeurent. " Puis, nous nous sommes laissées guider par les enfants et par leurs mots en suivant la préparation des séances.

AW : Comment avez-vous vécu ces rencontres ? Et les enfants ?

Em et El : Ces séances ont été intenses en échanges et en apprentissage pour les enfants comme pour nous. C'était studieux et enrichissant grâce aux partages de nos expériences personnelles. En début de séance, nous avons instauré le tour de table qui leur permettait de donner leur humeur du jour. Cela nous a permis de constater qu'ils étaient contents de partager un moment ensemble et de parler du Seigneur avec leur groupe de caté.

AW : Que retenez-vous de cette expérience ?

Em et El : Cette expérience nous a montré que rien n'est impossible si la volonté est là.

Nous pouvons aussi parler de tout avec les enfants en leur laissant trouver leurs propres mots.

Ils ont beaucoup à nous apprendre, mais encore faut-il leur donner l'occasion de le faire. Maintenant, lorsque nous ferons le signe de croix, "le Saint Esprit" prendra tout son sens.

Nous retiendrons de cette expérience cette belle et formidable rencontre de co-animatrices.

Elisabeth : C'était ma première expérience d'animation, mon appréhension de la première séance s'est dissipée grâce au soutien et à l'écoute de ma co-animatrice Emmanuela. Un grand merci aux parents d'avoir joué le jeu des nouvelles technologies ce qui nous a permis d'animer ces séances avec joie et dynamisme.

 
Le potager du caté

IMG_4441.jpgComme vous le voyez, dans l’église Notre Dame du Val, le potager du caté a continué de pousser durant toute cette période deIMG_4439.jpgconfinement. Après les fleurs des fraisiers voici les fruits. Merci à Marie-Susanne et Nadine qui sont passées pour l’arroser. Et surtout merci à Dieu qui a fait pousser ce potager, comme il fait pousser en nous sa vie

 

 

 

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Le confinement mais pas l'isolement                                               DOSSIER

 

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Pendant plus de deux mois, notre paroisse ne s'est pas endormie, au contraire. Notre-Dame du Val est restée ouverte à la prière personnelle tous les jours de 8h à 21h. Plus de 30 personnes sont venues en moyenne chaque jour, dont beaucoup de soignantes, qui venaient prier au retour de leur travail ou avant d'y partir.

Dès le dimanche des Rameaux nous avons commencé à proposer des célébrations chaque dimanche sur YouTube.

Nous avons été grandement aidés par Jean-Michel, notre paroissien qui travaille à France Télévision, et par Thomas, qui a fait des prodiges techniques pour la retransmission, en s'améliorant de dimanche en dimanche. Vous pouvez retrouver toutes ces retransmissions sur la chaîne YouTube Notre-Dame du Val. N'hésitez pas à vous y abonner pour vous connecter plus facilement. Nous continuerons à retransmettre une messe sur YouTube chaque week-end jusqu'à fin juin, car nous savons qu'un certain nombre d'entre vous ne seront pas en mesure de revenir à la messe durant ce mois.

Père Dominique Fontaine

 

Nous sommes le corps du Christ

Par Cong Dong Le

Pendant le confinement, nous avons continué à maintenir le lien paroissial en mettant en ligne trois numéros en numérique de Notre-Dame du Val Info. Outre les informations sur la vie de la paroisse, nous avons recueilli un certain nombre de témoignages plus intéressants les uns que les autres. Ce sont des situations nouvelles, des approches nouvelles et novatrices où, en famille, au travail, dans la vie de l'Eglise, nous expérimentons d’autres types de relation, d’autres façons de rendre service, d’autres possibilités de maintenir et développer notre foi. L’absence physique nous permet de créer d’autres espaces de rencontre qui nous permettent de vivre dans un véritable corps de l’Eglise, corps du Christ. Vous trouverez ci-après quelques extraits de ces témoignages (toujours visibles sur le site internet notredameduval.fr)

 

Le confinement n’est pas l’isolement

DSC_6157.JPGAujourd’hui, nous sommes dans la dispersion, dans la « diaspora » comme les premiers chrétiens. Dans notre église vide, je sens aujourd’hui que la présence réelle de la communauté-Corps du Christ ne dépend pas uniquement de notre présence physique, mais de notre communion spirituelle. Jésus a dit : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » Il ne dit pas « quand vous êtes réunis physiquement » mais « en mon nom ». Oui, dans ce temps du carême, dispersés et confinés chez nous, nous sommes pourtant réunis spirituellement en son nom. Le Père Michel et moi célébrons la messe tous les jours à l’oratoire, sans votre présence physique, mais nous sentons bien votre présence spirituelle et la communion entre nous dans ce grand Corps du Christ. cuvelier.jpegNous prions les uns pour les autres, nous nous téléphonons, nous mettons chaque dimanche sur la page facebook et le site de Notre Dame du Val une homélie et une prière universelle.

(Père Dominique Fontaine, NdVInfo spécial, 29/03/2020)

 - 13h : repas en famille, c'est vraiment agréable de prendre le temps de déjeuner ensemble, ce qui, dans la vie de tous les jours est plus compliqué lorsque les parents travaillent et que les filles vont à l'école et font leurs activités. Ensuite, tout le monde retourne au travail : devoirs, appels téléphoniques et enregistrements de vidéos de cours de sport pour maintenir le lien avec les adhérents d'Isabelle…. - 22h30 : Tout le monde au lit. En dehors du fait que nous ne pouvons plus exercer notre travail normalement, nous apprécions de nous retrouver en famille, posément, et d'avoir le temps de faire des choses ensemble. Charlotte, 7 ans, dit : " J'apprécie de dormir plus, de ne pas aller dans tous les sens, de jouer au playmobil . Mais j'aimerais bien jouer plus avec maman et papa et mes sœurs."

(Isabelle Cuvelier, NdVInfo spécial, 29/03/2020)

Lumi%c3%a8re%20.JPGIl est 18h30 ce mercredi, la Conférence Episcopale nous invite à nous unir aux sons des cloches des églises en allumant quelques bougies au rebord des fenêtres. J’entrouvre la porte pour entendre les cloches sonner et voir vaciller mes petites lumières. Je sens au fond de mon cœur jaillir ce désir d’union avec l’Eglise entière dans cet instant où tous les enfants se tournent vers le Père pour lui demander l’affermissement dans l’espérance. En rentrant, ma femme me montre son téléphone. On vient de recevoir un SMS de notre voisine qui dit ceci : « j’ai vu vos bougies et cela me touche énormément ! » Alors, paraphrasant Bourvil, je crie : « Confinement, oui. Isolement, non »

(Cong-Dong Le, NdVInfo, numéro d’avril 2020)

Choisir le chemin de service

Face à cette crise sanitaire et toutes les souffrances qui en découlent, c’est mon rapport à l’autre, dans mon rôle de soignant hospitalier, qui a été en premier lieu questionné. Comme un rappel aux essentiels de ma relation aux patients, à leurs familles, à mes collègues. Dans ce contexte, il m’est rappelé que ce qui importe c’est d’accompagner les patients, atteints de covid ou non, de leur accorder du temps, de la présence. Ce qui importe, c’est aussi d’informer les familles qui ne peuvent pas voir leur proche hospitalisé et se faire une idée de leur état de santé. Ce qui importe, c’est la fraternité au sein du personnel hospitalier. Devant la IMG_20170822_105451.jpgpénurie de personnel provoquée par la mise en quarantaine de certains d’entre nous, les soignants ont parfois changé de métier au cours des dernières semaines pour venir en renfort. D’autres, n’ont pas hésité à bousculer leurs habitudes de travail pour pallier l’absence d’un collègue malade : troquer un planning de jour contre un planning de nuit, assurer la garde du week-end au pied levé… Je suis admirative de mes collègues qui, tous les jours, redoublent d’efforts au service du malade. Et moi, dans mon rôle de médecin, je suis rappelée à l’humilité. Sortant de la fac avec une valise de connaissances théoriques et pratiques grâce à quoi on me vantait pouvoir tout affronter, je constate, avec mes confrères, que ce simple virus nous rappelle à notre juste taille, à notre modeste savoir, à notre infime pouvoir sur la vie. Ce qui importe, c’est choisir le chemin du service. Et lorsqu’on ne semble plus rien maîtriser, choisir la confiance au Père permet d’avancer sans crainte.

(Thuy-Ha Tran Minh NdVInfo, numéro de mai 2020)

Au fil des journées au centre Covid, j’ai surtout été frappée par l’angoisse des malades, leur isolement face à la maladie. Ma mission était médicale : analyser leurs symptômes, déceler des facteurs de gravité, les orienter selon leur situation, mais très vite j’ai perçu leur besoin avant tout d’être écoutés, rassurés, accompagnés.photo%20Isabelle%20Desplanches.jpg

Au fil des semaines, au contraire, j’ai été témoin d’une solidarité croissante parmi les soignants, mais aussi de la part de tant d’anonymes : couturières pour la confection de blouses ou de masques pour le personnel soignant, entreprises fournissant tissus ou casques de protection, mairies distribuant leur stock de gel ou de masques. Bien sûr, tous ne sont pas croyants, mais nous, chrétiens, nous constatons que l’Esprit saint agit au cœur des hommes. Pour nous, chrétiens, il nous a été révélé que cet amour ne vient pas de nous, mais qu’il a une source : nous pouvons témoigner que cette source c’est la charité de Dieu. A travers cette pandémie mondiale et le combat qu’elle représente pour chacun, nous pouvons tous suivre le Christ : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jean 13). Alors oui, ce combat de chacun, constaté jour après jour, fortifie ma foi.

(Isabelle Desplanches, NdVInfo, numéro de mai 2020)

Jeunes ou moins jeunes, unissons nos prières

IMG_20200321_102912662.jpgC’est bien réel, depuis deux semaines et pour une certaine durée, notre rythme « ordinaire » de vie est totalement bousculé par la crise sanitaire que nous traversons. Ce temps de confinement qui en découle impacte chaque domaine de notre vie. La catéchèse, occasion de rencontres pour les petits et les grands n’y échappe pas ! Ce cheminement vécu habituellement ensemble, qui s’enrichit du partage des expériences de tous, comment le continuer séparément ? Les parents de l’équipe caté « Les Violennes » ont alors pris l’initiative et organisé samedi dernier une séance sous forme de visioconférence. Les enfants, au départ plus ou moins favorables à ce changement, se prennent au jeu et sont ravis de cette expérience. Par exemple pour Nathanaël c’est l’occasion de « comprendre un peu ce que papa fait quand il parle devant son ordinateur ». Pour Thomas : « Très content… c’était l’occasion de revoir les copains ». Pendant cette séance, Yannick pense que son fils était peut-être plus attentif.

(Carine et Yannick, NdVInfo spécial, 29/03/2020)

Les enfants, très attentifs, ont spontanément respecté le temps de parole de chacun et exprimé un vif intérêt, une compréhension fine du thème grâce aux textes, séquences vidéo et aux explications données par le père Dominique. Ils nous ont dit qu’après une dispute « même si c’est parfois difficile de faire le premier pas, se parler, pardonner, permet de renouer le lien avec l’autre, avec Dieu ». Comme l’a dit une maman ce « fut une jolie expérience ».

(Annick Wilson, NdVInfo, numéro d’avril 2020)

« Dans cette période de crise sanitaire, tant d’égoïsme nous égare, dans notre faiblesse, avec la peur. Merci Seigneur de nous apporter toutes vos lumières dans nos gestes de chaque jour pour vous rester fidèles. »

« Merci de nous donner le courage de penser aux autres, à tous ceux qui en ont besoin. Nous sommes ensemble par la pensée avec la communauté, avec les personnes seules ou malades. S’il te plaît, aide-nous à demeurer optimistes dans les difficultés. »

« Seigneur, aide-nous à accompagner dignement ceux qui nous quittent actuellement pour aller vers Toi. Que cette pandémie soit le départ d’un nouveau monde, que l’arrêt de nos activités fasse du bien à la planète qu’on a maltraitée, et que l’homme ne recommence pas après. Pardon d’avoir tout gâché.

« Seigneur Jésus, toi le médecin par excellence, je te confie toutes les personnes déjà atteintes par ce virus. Et fais de telle sorte que le reste de la population soit épargnée. »(Cahier de prière, NdVInfo spécial, 29/03/2020).

 

Rétrospective en images du confinement 

 confinement

 

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 VIE PAROISSIALE

 
L’équipe de Collégien sonne les cloches pour la planète

 Par Annick Wilson

A Collégien, dimanche 24 mai à 20h, des paroissiens se sont rendus à l’église Saint Rémy pour sonner les cloches. Ils ont répondu aux questions d’Annick Wilson.

PAPE.jfifDu 16 au 24 mai a eu lieu la semaine pour la planète à l’occasion des 5 ans de l’encyclique du pape François Laudato Si'. L’équipe « Eglise Verte » a saisi l’occasion pour relayer l’appel du Pape François à nous convertir à une écologie intégrale. Cet appel retentit d’une façon particulière au moment où nous sortons progressivement de ce temps de confinement lié à la crise sanitaire que connaît notre monde. Pour manifester notre volonté de re-démarrer autrement après le confinement, le pape nous a invités à faire sonner les cloches de nos églises.

Annick Wilson : Comment avez-vous accueilli cette invitation du pape : « Se rendre à l’église pour faire sonner les cloches pour la planète » ?

Carole : C’était vraiment bien de se retrouver un petit moment devant l’église et de faire sonner les cloches pour la planète. C’était une bonne idée.

Guilène : Oui, c'est bon de se retrouver pour prendre soin de notre Maison commune et de nos frères et sœurs les plus fragiles.

Se retrouver au nom de Jésus pour prier ensemble, pas pour demander seulement mais pour déposer notre cœur dans le cœur de Dieu. Dieu allège ce qui est pesant.

Contempler la beauté de Jésus, la beauté du monde, la beauté des paysages qui nous entourent. Respirer le bon air, les bonnes odeurs de toutes les fleurs de la création, depuis mi-mars les jonquilles, les narcisses, les violettes, les roses… nous avons apprécié. Inspirer pour renouveler notre nature humaine qui espère corps et âme. Dieu veille sur chacun de nous, il veille sur notre humanité, il est accessible, il ne s'éloigne jamais, il est toujours présent.

Sophie : Retrouver ensemble notre belle église restaurée a été une joie intensément partagée. Et aussi le bonheur de découvrir que la planète ne s'est pas arrêtée de tourner pendant cette pause forcée ! Cela nous donne l'envie impatiente de nous retrouver ensemble autour de la table de Jésus le 20 juin prochain, en communion tous ensemble, pour panser nos peines et partager nos joies vécues pendant le confinement : la joie de Pâques, en décalé mais toujours à partager. Ces cloches retentissantes nous guident et nous indiquent le chemin de la Vie. Alléluia !

Murielle : C'était très agréable de pouvoir se revoir après tout ce temps. Se réunir juste pour prier pour la nature met l'accent sur la nécessité de la préserver et sur le caractère urgent à le faire. Prier pour la nature, entourés de celle-ci était très plaisant. Cela me permettait d’être en communion avec elle.

Annick Wilson : Que pensez-vous de la question posée par P. Michel « Est-ce important de prier pour la planète » ?

Carole : Je pense qu’il est important de prier pour la planète et il faut concilier la prière à l’action.

Martin, 14 ans : Nous avons appris à prier et à aimer la planète que Dieu nous a offerte mais aujourd’hui il est important plus que jamais de prier pour elle, car au fil du temps elle perd l’image de Dieu et la stabilité qu’il y avait apportée. Le climat ne cesse d’empirer, nous sommes les seuls acteurs de sa dégradation. Mais rien ne nous empêche d’être également les acteurs de son amélioration. La prière ne se fait pas seulement par la pensée, mais par nos actions du quotidien. En vérité, je ne prie pas pour la planète mais je prie pour que les gens en prennent soin.

Justine, 10 ans : C’est important de prier mais il faut aussi faire des choses. Cela m’a fait plaisir de revoir tout le monde, de se parler, de prendre des nouvelles et de partager un moment ensemble.

Murielle : C'est très important de prier pour la nature, elle est au centre de tout, et il y a urgence. Prier nous permet de nous poser et de prendre des décisions en faveur de la nature. On prie pour la nature et aussi pour que Dieu nous donne la prise de conscience, les connaissances et le courage pour sa protection. La prière me permet de renouveler mes engagements et me donne la force de faire des actes au quotidien.

Annick Wilson : Comment avez-vous vécu ce temps de rencontre et d’échange ?

P. Michel : J'ai aimé la prière du pape pour la Terre reprise de l'anglais. Cela nous mettait en relation avec des gens qui priaient en même temps dans d'autres endroits.

Carole : C’était agréable de se revoir « en vrai » et de partager les nouvelles. J’ai aimé la prière traduite par Martin avec brio.

Murielle : J'ai beaucoup aimé prier dehors et au son des cloches de l'église.

Ce moment a permis une remise en route de l’équipe de proximité, la prochaine rencontre est fixée au 16 juin à 20h, pour préparer la messe du 20 juin qui sera célébrée dans cette église.

 

Juin, le mois du Sacré-Cœur

 Par Patrick Mannier

Le mois de Juin est consacré au Sacré-Coeur, comme le mois de mai est dédié à Marie. Le prier plus particulièrement pendant le mois de juin et donc une excellente façon de l'honorer.

sacr%c3%a9%20coeur.jfif« Dans le langage biblique le « cœur » indique le centre de la personne, le siège des sentiments et de ses intentions. Dans le Cœur du Rédempteur nous adorons l’amour de Dieu pour l'humanité, sa volonté de salut universel, son infinie miséricorde.

Rendre un culte au Sacré-Cœur du Christ signifie par conséquent adorer ce Cœur qui, après nous avoir aimés jusqu’au bout, fut transpercé par une lance et duquel, du haut de la croix jaillirent du sang et de l’eau source intarissable de Vie nouvelle ! »

C’est par ces mots que Benoît XVI s’exprimait le 5 juin 2005, rappelant ainsi le fondement de la fête du Sacré-Cœur.

Depuis les premiers temps de l’Eglise, le regard des chrétiens a été attiré vers le côté transpercé du Christ d’où jaillirent l’Eau et le Sang qui prodiguent la Vie et révèlent l’Amour miséricordieux du Père. Les Pères de l’Eglise incitèrent les chrétiens à approfondir et vénérer le mystère de ce Cœur, doux et humble, ouvert pour nous racheter. Des dévotions privées se sont développées au fil des siècles, nourries par l’expérience mystique de nombreux saints.

A ces dévotions il manquait un ancrage liturgique : c’est saint Jean-Eudes, en 1672, qui le premier a proposé un office et une messe en l’honneur du Cœur de Jésus. En 1765 le Pape Clément XIII approuve officiellement la fête.

Tandis que saint Jean-Paul II nous rappelle que « seul l’amour symbolisé bibliquement par le Cœur, expression de toute la personne et de toute la mission de Jésus, nous fait pénétrer dans les mystères de Dieu, Créateur et Rédempteur. Dieu montre qu’il veut être compris dans sa volonté absolue d’aimer, de pardonner et de sauver », Benoît XVI « invite chacun à renouveler pendant le mois de Juin sa dévotion au Cœur du Christ ».

Et puisque le cœur de Marie fut le premier à adorer le Cœur de Jésus formé en elle par l’Esprit Saint, tournons nous aussi vers elle pour la prier et mieux nous préparer à l’aimer.

 

Jeanne d'Arc : Le procès de Rouen par J. Tremolet de Villers.

(Ed. Perrin, col. Tempus (2017)

Par Patrick Mannier

jeanne%20d%20arc.jfifVous le savez certainement, les festivités du centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, 16 mai 2020, se sont ouvertes par une célébration solennelle le 1er novembre 2019, fête de la Toussaint, en la basilique Ste Jeanne d’Arc à Domrémy dans les Vosges.

Nous ne pouvions passer l’événement sous silence ni ne pas nous interroger sur ce modèle chrétien étonnant. C’est aussi l’occasion qui nous est donnée de nous rappeler que c’est à Paris que le 7 novembre 1455 s’est ouvert son procès de réhabilitation.

A ce sujet, au-delà des divers combats politiques et autres manipulations nationalistes, il est bon de revenir sur les moments phares de son procès pour déceler, parfois avec évidence, le modèle de sainteté qu’elle représente, en passant par la Croix !

C’est ici qu’intervient l’ouvrage de Jacques Trémolet de Villiers. Ce n’est pas un ouvrage de plus sur la « pucelle ». Non. Sa spécificité est de reprendre minutieusement les minutes du procès et ceci de façon réellement magistrale. En effet, notre auteur écrivain est d’abord avocat de profession, et son plaidoyer débusque avec talent et pour notre plus grand intérêt les travers des jugements fallacieux sur Jeanne.

Ce n’est pas tout : ce récit d’un nouveau genre nous fait découvrir qui est Jeanne d’Arc, ainsi que les particularismes de sa sainteté véritable.

Permettez-moi de brosser quelques traits de l’ouvrage, histoire de vous mettre en appétit.

Le procès, c’est d’abord un acte d’accusation en 70 articles, 6 audiences publiques, 16 interrogatoires non publics, plusieurs « admonitions » et sentences de détention avant condamnation…Cette trame définit clairement l’intention politique du moment, lequel comprend la période qui part de l’arrestation de Jeanne à Compiègne (26 mai 1430) jusqu’au bûcher (30 mai 1431), soit une année de captivité où, il faudra le remarquer, notre Jeanne aura su mettre en exergue les vertus héroïques qui en font la sainte que nous aimons.

Puisse cette « lecture » nous apporter un regard plus profond sur la véritable sainteté : l’héroïcité du oui donné !

Une réserve importante : en dépit de la règle d'objectivité l'auteur de la préface évoque certains procès politiques du siècle dernier et émet à l'encontre du général de Gaulle une accusation « d'inhumanité » qui n'engage que lui et heurtera de nombreux lecteurs.

 

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AGENDA

 

Pensez-y !P1020263.JPG

Célébration
de fin d'année de caté
Fête de l'aumônerie

Samedi 27 juin 2020
à NDV

 

Jeudi 4 juin
Réunion visio secours catholique
à 16h30

Mardi 9 juin
Equipe de proximité de montévrain

Samedi 13 juin
Réunion groupe regain (personnes séparées et divorcées)
à 20h00

Mardi 16 juin
Equipe de proximité de collégien
à l'église de Collégien

Lundi 22 juin
Réunion de l'EAP

Jeudi 25 juin
Réunion des entrepreneurs et dirigeants chrétiens
à 20h

Samedi 27 juin
Célébration de fin d'année de caté
à 15h00 à NDV

Fête l'aumonerie
à NDV

Jeudi 2 juillet
Bilan de l'équipe de préparation au mariage

 

44636.jpgDurant la période de confinement, le Secours Catholique a été amené à suspendre ses permanences habituelles. Il a fallu se réorganiser.Une dizaine de bénévoles se sont relayées pour appeler les personnes que nous accompagnons habituellement et maintenir un lien social malgré la distanciation physique.

Une soixantaine de familles ou personnes seules ont ainsi été accompagnées durant toute cette période ainsi que 16 demandeurs d'asile.

Le Secours Catholique s'est mobilisé en débloquant un premier montant de 2,5 millions d'euros, et nous a permis ainsi de pouvoir aider financièrement certaines familles.

Dans les prochains mois, nous espérons pouvoir reprendre nos activités et nos distributions de colis alimentaires.

Deux corbeilles sont à l'entrée de l'église. Un grand merci à tous ceux qui durant cette période ont déposé des denrées alimentaires, et merci d'avance à tous ceux qui pourront dans les semaines à venir les remplir .... De nouvelles précarités sont apparues et nous aurons de grands besoins !

 

Horaires des messes

Les messes en semaine :
Mardi et jeudi 19 h 00 N.D. du Val
Mercredi 18 h 30 N.D. du Val
Vendredi à 12h15 N.D. du Val

Adoration eucharistique:
Jeudi 19 h 30 N.D. du Val
Vendredi 15 h N.D. du Val


JUIN

Samedi 6
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 7
9 h 30 N.D. du Val
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 13
18 h 30
Montévrain

Dimanche 14
9 h 30 N.D. du Val
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 20
18 h 30 Collégien

Dimanche 21
9 h 30 N.D. du Val
11 h 00 N.D. du Val

Samedi 27
18 h 30 Ferrières

Dimanche 28
9 h 30 N.D. du Val
11 h 00 N.D. du Val


JUILLET

Samedi 4
18 h 30 Saint-Thibault

Dimanche 5
11 h 00 N.D. du Val

 

Bienvenue dans nos églises

Pour les messes de juin, Notre-Dame du Val et nos autres églises ont été adaptées,
pour respecter les règles de distanciation et les gestes barrières.
Du gel et des masques sont à votre disposition.

 

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Un temps pour prierBXVV3503.JPG

Dieu aimant,
Créateur du ciel,
de la terre et de tout ce qu'ils contiennent,
Ouvre nos esprits et touche nos cœurs,
afin que nous puissions
faire partie de la création, ton don.

Sois présent pour les nécessiteux
en ces temps difficiles,
en particulier les plus pauvres
et les plus vulnérables.

Aide-nous à faire preuve de solidarité créative
pour affronter les conséquences
de cette pandémie mondiale.
Rends-nous courageux en acceptant
les changements apportés
à la recherche du bien commun.
Maintenant plus que jamais,
que nous pouvons tous nous sentir
interconnectés et interdépendants.

Assure-toi que nous pouvons écouter
et répondre au cri de la terre
et au cri des pauvres.
Les souffrances actuelles peuvent être
les douleurs de l'accouchement
d'un monde plus fraternel et durable.

Après le 24 mai, 5ème anniversaire de Laudato Si,
le pape François vient de décider de lancer
une année Laudato Si, jusqu’au 24 mai 2021.
Il nous donne cette prière
qu’il nous invite à dire durant cette année :
«J'invite toutes les personnes de bonne volonté
à y adhérer,
à prendre soin de notre Maison commune
et de nos frères et sœurs les plus fragiles. »

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Dieu créa le ciel et la terre.

Et Dieu vit que cela était bon

(Genèse 1, 1-10)

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Notre-Dame du Val Info Avril 2020

VERSION IMPRIMABLE

 

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EDITO

Double et triple peine. Double et triple grâce

Ces jours de printemps ont apporté avec eux une pandémie, et fait arriver jusqu’à nous des peines.

La peine commune de voir vaciller un édifice sanitaire dont nous étions fiers. La peine familiale de devoir tout changer dans nos habitudes. La peine individuelle de sentir le poids de la responsabilité : mon comportement peut sauver, ou mettre en danger, des vies.

Nous savons aussi que des peines sont venues inquiéter, et parfois endeuiller, des proches ou des parents.

Nous savons enfin que des personnes et des familles ont subi les mesures de confinement comme une peine de plus, aiguisant la morsure de la solitude, de l’incarcération, ou de la nuit dans la rue.

A l’heure de faire mémoire de la Passion du Christ, nous comprenons par expérience la triple peine dont Jésus est victime. Peine commune de voir ses frères refuser son message ; la peine familiale de se voir trahi ou abandonné par ses disciples ; la peine individuelle de se voir condamné comme un bandit, dépossédé de son honneur.

Mais nous croyons que ces triples peines, en Jésus, nous ont gagné de triples grâces !

La grâce de la résurrection, vie nouvelle sortant de l’épreuve du tombeau.

La grâce de la solidarité, vie d’entraide au cœur de la pandémie.

La grâce de l’invention de valeurs humaines pour semer une société, un pays et une Europe renouvelées après les confinements.

Petit rayon de lumière : l’histoire peut changer, lorsque des hommes comprennent qu’il n’est point besoin d’ajouter une peine à une autre peine ; mais de multiplier les grâces pour ressembler au Ressuscité. Nous aussi, personnellement, en famille et comme société, en serons capables. Avec la grâce du Ressuscité.

Seigneur, tu as subi les peines, pour nous offrir des grâces, riches et multiples. Merci.

Seigneur, nous passons par des épreuves, confiants qu’avec toi nous en sortirons grandis. Merci.

Amen.

Père Michel Besse

 

 

La Semaine Sainte
en
confinement

 


Le potager de
Notre-Dame
du Val

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ACTUALITE

 

Interview - L'enfant est un adulte en devenir                                INTERRELIGIEUX

Par Luigi Changivy

Dans le cadre du 30ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE) nous vous proposons un entretien avec Claude Windisch, représentant de la communauté juive de Bussy Saint-Georges. Claude Windisch a été le premier Président de l'association de l'Esplanade des Religions et des Cultures de Bussy Saint-Georges en 2017-2018.

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Luigi Changivy - Nous venons de célébrer, le 20 novembre dernier, les 30 ans de la CIDE (Convention Internationale des Droits de l'enfant). Pouvez-vous nous parler de la façon dont sont appréhendés les droits de l'enfant dans la religion juive ?

Claude Windisch Dans la religion juive, s'il n'y a pas de traité spécifique à l'enfant, tout est centré sur lui. L'enfant est le maillon indispensable dans la chaîne de transmission du patrimoine culturel et religieux du peuple juif. Il en a toujours été ainsi et, tous les ans, le soir de la pâque juive, l'histoire de la sortie d'Egypte est lue aux enfants au temps présent "Nous sommes sortis d'Egypte…". Les plus petits, ceux qui ne savent pas encore lire, sont incités à questionner les adultes : "Pourquoi ce soir est différent des autres soirs ?", "Pourquoi ce soir on ne mange pas de pain ?"… Le père de famille ou le rabbin répondent et expliquent. L'enfant est incité à s'interroger, à s'étonner, à avoir l'esprit critique et libre. Son identité se construit à partir de sa capacité à s'interroger et à interroger le monde qui l'entoure.

L'enseignement prodigué aux enfants est axé sur le développement de leur libre arbitre sans en faire des enfants rois car ils n'ont pas de responsabilités. En particulier, leur sont enseignés les 7 Commandements principaux et universels de La Loi juive (qui en compte 613) parmi lesquels on retrouve le respect des droits et de la propriété d'autrui, le respect de la justice, le respect de la vie humaine, la nécessité de ne pas causer de souffrances à quelque créature que ce soit, l'aide et l'accueil de l'autre…

L'enfant est un adulte en devenir. En ce sens, la Loi juive considère qu'une société solide passe par la considération du potentiel des enfants et est en phase avec les textes de la CIDE qui considèrent que "Le développement sain des enfants est crucial pour l’avenir de toute société".

Le travail des enfants est interdit dans la loi juive car il faut leur préserver la disponibilité de grandir et de se développer. C'est exactement ce que l'on retrouve à l'article 32 du texte de la CIDE : "Le travail des enfants est interdit. … Les jeunes admis au travail, en accord avec l'âge légal, doivent bénéficier de conditions de travail adaptées à leur âge et être protégés contre l'exploitation économique ou contre tout travail susceptible de nuire à leur sécurité, à leur santé, à leur développement physique, mental, moral ou social ou de compromettre leur éducation…".

A leur majorité religieuse, Bar mitsva (13 ans) pour les garçons et Bat mitsva (12 ans) pour les filles les enfants deviennent responsables selon la loi juive (la Halakha) et auront reçu un enseignement qui doit leur permettre de se déterminer, d'agir et, notamment, de savoir que l'on doit respecter au premier chef la loi du pays où l'on vit. Dans le Talmud de Babylone, il est ainsi écrit : "La Loi du pays est la Loi" ; car, si la CIDE met bien en évidence les droits des enfants, il faut également considérer leurs devoirs au sens de leur majorité.

LC - Pouvez-vous nous dire quels principes généraux doivent observer les familles et autres structures pour, concrètement au quotidien, offrir aux enfants les égards qui leurs sont dus ?

CWSi, précédemment nous parlions d'enseignement, il faut considérer la question de l'éducation. L'éducation passe par la famille. Un enfant a le droit de vivre dans sa famille, qui lui assure protection, et d'en recevoir une éducation parallèle et en adéquation avec les enseignements de la religion juive. Le rôle de la mère est primordial dans l'éducation, et l'identité religieuse de l'enfant lui est transmise par la mère. Bien entendu, le père assure également l'éducation des enfants et, notamment, comme nous en avons parlé plus haut, dès leur plus jeune âge lors des événements religieux comme ceux de la Pâque juive.

Au-delà de la famille, il y a toutes les institutions religieuses et publiques de notre pays qui répondent aux lois de la République et auxquelles doivent se conformer les familles dans le cadre du respect des droits de l'enfant. Ces règles viennent compléter, quand elles ne les recoupent pas, celles qui prévalent dans la religion juive.

Il est important que la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, il y a déjà 30 ans, ait formalisé un texte qui énumère les droits de l'enfant. Ce texte sert de référentiel pour faire évoluer les mentalités dans des zones ou pays où il y a encore des progrès à faire. Il sert également de référentiel à nos sociétés modernes où il existe encore des dérives ou excès.pourim 1 fmt

Je suis bien conscient qu'il faut du temps pour évoluer. Dans certains pays, les enfants n'ont pas de droits. Nous devons tous travailler ensemble pour les aider à évoluer. C'est aussi le rôle de nos dirigeants politiques.

LC - Pouvez-vous nous faire part de votre regard sur Bussy Saint-Georges, notamment à travers l'expérience que nous vivons avec l'Esplanade des Religions et des Cultures ?

CW Nous sentons bien à Bussy Saint-Georges, à travers cette expérience de l'Esplanade des Religions et des Cultures que nous sommes tous, dans nos différentes communautés, au diapason pour promouvoir la justice et, en conséquence, protéger l'enfant et ses droits naturels qui sont des droits fondamentaux. Notre décision d'écrire une série d'articles sur le 30ème anniversaire de la CIDE témoigne de notre intérêt pour cette question primordiale que sont les droits de l'enfant.

 

 

La semaine sainte en confinement

Par le Père Dominique Fontaine

Cette année nous allons vivre une semaine sainte très particulière. Nous serons en communion les uns avec les autres, dans la présence spirituelle, mais dans l’absence physique. Nous allons « faire corps avec nos cœurs ». Voici ce qui est prévu pour la paroisse.

 

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Dimanche des Rameaux, 5 avril

Les personnes ou les familles qui le veulent, peuvent disposer un rameau de verdure au crucifix de leur maison en signe de cette vie en Jésus Christ plus forte que la mort. Vous pouvez suivre la célébration vidéo sur la page facebook de Notre Dame du Val https://www.facebook.com/ndvalbussy/et dire la prière suivante, que les prêtres vont dire :

« Seigneur Jésus, nous avons coupé des branches printanières et nous te les présentons. Comme la foule qui acclamait ton entrée dans Jérusalem, nous t’invitons à entrer dans nos maisons et à les habiter de ta présence. Bénis ces rameaux, bénis nous et nos familles, nous qui allons mettre ces branches sur les croix de nos maisons. Donne-nous de porter du fruit et de vivre comme toi en faisant le bien autour de nous en cette période difficile. Donne-nous ta force et ton courage, donne-nous la persévérance, particulièrement à ceux autour de nous qui sont malades, à ceux qui les soignent, à ceux qui connaissent la peur et l’angoisse. Renforce notre communion avec toi, entre nous et avec la nature, toi qui vis avec le Père et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

L’église Notre Dame du Val restera ouverte, mais il n’y aura pas de rameaux de buis.

Du samedi 4 avril au Mardi 7 avril Les jeunes, ainsi que tous pourront suivre le « FRAT chez toi », le pèlerinage à Lourdes des jeunes lycéens d’Ile de France ayant dû être supprimé. Chaque soir de 17 h à 19 h : prières, chants, témoignages en Facebook Live (@@FRATernelOfficiel)

Jeudi Saint, 9 avril à 10h30

Les prêtres de Bussy et de Lagny célébreront ensemble la Cène du Seigneur à Notre-Dame des Ardents (non ouverte au public, pour raisons de sécurité sanitaire). La vidéo en direct et en différé de cette messe sera sur la page Facebook. Vous êtes invités à vous unir à cette messe.

Vendredi Saint, 10 avrilDSC 7325 fmt

Vous pourrez prier depuis chez vous le chemin de croix du Christ avec un diaporama sur la page Facebook et le site internet. Comme l’église reste ouverte de 8h à 20h, vous pouvez aussi venir individuellement faire ce chemin de croix dans l’église, en respectant bien les distances de sécurité et les gestes barrière.

Samedi Saint, 11 avril

Vous pourrez retrouver des éléments de la Veillée pascale en vidéo sur la page Facebook.

Dimanche de la Résurrection, 12 avril

La messe du Jour de Pâques sera célébrée par le Père Dominique et le Père Michel en privé, sans assemblée

 

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Le potager de Notre Dame du Val

Par le Père Dominique Fontaine

Vous le voyez, dans l’église Notre Dame du Val, le potager du caté a bien poussé depuis la semaine dernière : les fraisiers sont en fleurs. Notre jardin suspendu est comme les antiques jardins suspendus de Babylone, une des merveilles du monde !... Merci à Marie-Susanne et Nadine qui sont passées pour l’arroser. Et surtout merci à Dieu qui le fait pousser, comme il fait pousser en nous sa vie, pour que ce carême particulier que nous vivons porte en nous des fruits pour tous les humains.

 


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Caté confiné

Par Annick Wilson

 

image000000 fmtDimanche dernier 29 mars, nous avons proposé une rencontre de fin de module, kt-dimanche, sous la forme d’une audioconférence. Parents et enfants ont participé à ce temps fort de 10h -11h autour du thème « le pardon de Dieu ».

Les enfants, très attentifs, ont spontanément respecté le temps de parole de chacun et exprimé un vif intérêt, une compréhension fine du thème grâce aux textes, séquences vidéo et aux explications données par le père Dominique. Ils nous ont dit qu’après une dispute « même si c’est parfois difficile de faire le premier pas, se parler, pardonner, permet de renouer le lien avec l’autre, avec Dieu ».

Comme l’a dit une maman ce « fut une jolie expérience ».

Nous remercions les familles car malgré le bouleversement de rythme de vie, la distance physique que nous imposent le confinement, elles restent mobilisées pour continuer ce cheminement de foi avec les enfants.

Ce KT dimanche a eu tellement de succès que les familles qui n'ont pas pu participer ont demandé une session de rattrapage ce dimanche des Rameaux

 

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 VIE PAROISSIALE

Confinés mais non isolés

Par Cong Dong Le

 

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Ce mercredi après-midi, en accèdant à internet, je réalise avoir loupé le Notre Père que le pape nous invite à réciter avec lui lors de l’Angélus. C’est vrai que depuis le début du confinement, internet véhicule à flux tendu un lot d’informations plus ou moins utiles, plus ou moins vraies, et je ne parle que des nouvelles liées à la vie spirituelle. Des informations nécessaires pour quelques-unes certes, mais aussi des affirmations péremptoires, dénuées de toute explication. J’ai reçu à ce propos un mail de mes amis représentant un Christ victorieux avec ce slogan : « N’ayons pas peur du Coronavirus car le Seigneur est avec nous » Examinons cette affirmation : si cette sentence était vraie, pour ceux qui ont attrapé le virus, le Seigneur ne serait donc pas avec eux ! C’est sans doute une affirmation enfantine et irresponsable contraire et à la science et à la foi, parmi les centaines qui circulent sur le net. Méfiance ou plutôt vigilance donc. Il vaut mieux revenir à des sources plus fiables, les livres par exemple. Il suffit d'écarter un peu mes rangées de B.D pour retrouver quelques bons livres jamais ouverts jusqu’à ce jour faute de temps ou d’effort. Commençons avec des petits formats pour éveiller l’appétit. Croyez-moi, il y a des pépites partout. Un exemple : « Pour qu’aucun poison ne me nuise aujourd’hui, pour qu’aucune mort ne me tue, pour qu’aucun vin ne me grise, pour que dans toute créature je Vous découvre et je Vous sente, Seigneur, faites que je croie ! » (Teilhard de Chardin, la messe sur le monde).

Que fait-on quand on a beaucoup de temps ?

Après quelques jours de confinement, on arrive à trouver le rythme. Même si chacun se réserve un temps pourLumière  fmt vaquer à des activités personnelles, les moments passés ensemble se prolongent inexorablement dans des échanges, des discussions ou quelques prises de position surtout au sujet de cette actualité inédite. Les repas semblent se toucher et l’on a l’impression de ne plus quitter la salle à manger. C’est aussi l’endroit où l’on pense aux membres de notre famille confinés ailleurs. Un lien se noue naturellement et c’est presque pour la première fois qu’on se retrouve tous les jours avec nos enfants devenus adultes. Ce besoin de se retrouver engendre d’autres conséquences insoupçonnables. Nous-mêmes, personnes d’un certain âge jusqu'ici récalcitrants à toute nouvelle technologie, nous nous jetons frénétiquement sur Facebook et autre WhatsApp pour pouvoir rire des pitreries de notre petit-fils. Sinon, on peut essayer quelques petits bricolages ou rangements. J’ai décidé (enfin ! ) de terminer mon coin de prière : ajouter un tableau de fond, ajouter une Bible. Mon épouse sans rien dire semble apprécier le geste et j’en suis content. On décide alors de rattraper le Notre Père de l'Angélus autour du coin de prière. Ce sont les prémices des futures prières familiales dans les jours qui suivent. Il est 18h30 ce mercredi, la Conférence Episcopale nous invite à nous unir aux sons des cloches des églises en allumant quelques bougies au rebord des fenêtres. J’entrouvre la porte pour entendre les cloches sonner et voir vaciller mes petites lumières. Je sens au fond de mon cœur jaillir ce désir d’union avec l’Eglise entière dans cet instant où tous les enfants se tournent vers le Père pour lui demander l’affermissement dans l’espérance. En rentrant, ma femme me montre son téléphone. On vient de recevoir un SMS de notre voisine qui dit ceci : « j’ai vu vos bougies et cela me touche énormément ! » Alors, paraphrasant Bourvil , je crie :

« Confinement, oui.

Isolement, non »

 

 

 

logo acat cmjn fmtUne bonne nouvelle de la part de l’ACAT

Une bonne nouvelle nous a été racontée par nos frères de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), un petit rayon de soleil venu des USA, eux aussi en pleine épidémie.

Le 23 mars dernier, le Colorado est devenu le 22e État américain à abolir la peine de mort. Jared Polis, le gouverneur, a ratifié une loi jugeant que la peine de mort "ne pouvait pas et n'avait jamais été administrée équitablement dans l’État du Colorado". Ce même jour, trois condamnés sont sortis du couloir de la mort, pour la désormais plus sévère peine de l’État : la prison à perpétuité sans remise de peine.

 

 

LIVRE     Une autre Eglise est possible : Vingt propositions pour sortir de la crise catholique par Laurent Grzybowski et Anne Guillard
(Ed du Temps Présent, octobre 2019)

Par Jean Dupuis

 

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Que faire à la suite des affaires d'abus qui ont affaibli la crédibilité de l'Eglise et blessé les croyants ? Les auteurs qui sont des militants engagés (le premier a composé des chants liturgiques bien connus) présentent vingt propositions pouvant être regroupées autour des thèmes suivants :

- Affirmer que l'Eglise n'est pas une hiérarchie mais une communauté de baptisés appelés à annoncer l'Evangile et coresponsables de cette annonce. Cela conduit à donner plus de responsabilités aux églises locales et aux laïcs, à promouvoir l’égalité entre hommes et femmes, et à refuser tout abus de pouvoir.

- Réfléchir sur la fonction du prêtre. Il n'est pas un magicien doté de pouvoirs extraordinaires mais un serviteur. Il n'est pas ordonné pour imposer ses vues à la communauté, mais pour l'accompagner et être le garant de la communion. Cela n'exige pas le célibat : des hommes mariés pourraient être ordonnés, comme aux premiers temps de l’Église.

- Prendre conscience que l'Eglise a pour mission non pas de défendre une civilisation mais de promouvoir l'humain et d'accompagner l'unité de l'humanité. Elle est donc appelée à intensifier le dialogue entre catholiques, entre chrétiens, et avec les autres religions.

- Nous sommes enfin invités à aimer l'Eglise comme une personne à qui l'on ose tout dire. Pour aider quelqu'un à changer il faut l'aimer !

Décidés à provoquer une réflexion collective les auteurs ont ouvert un site destiné à réunir les réactions des lecteurs : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Référence de la bibliothèque : 260

 

 

Label « Eglise verte » : Notre Dame du Val entre dans le réseau !

Par le Père Michel Besse

Lors de la réunion de l’Equipe d’Animation Pastorale de Notre Dame du Val de décembre 2019, a été votée une nouvelle dimension pour la paroisse : entrer dans la grande communauté des églises, monastères et autres établissements chrétiens des confessions catholiques, orthodoxes et protestantes appelée « Label Eglise Verte » (www.egliseverte.org)

 

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Eglise Verte ? Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?

Avec l’aide d’Emma et de son mari Sylvain, paroissiens actifs et engagés dans la transition écologique par leur métier et par leurs convictions, nous avons mieux compris le défi… et nous l’avons approuvé ! Il s’agit tout simplement de s’engager pour le soin de la création.

Sitôt dit, sitôt fait : Marielle, Michel, Gérard, Elise, et, venue des scouts, Laura, se sont joints à nos deux ‘éclaireurs’, Emma et Sylvain, pour former un groupe de sensibilisation.

 Comment allons-nous procéder ?

La première étape sera de réaliser un éco-diagnostic, qui permettra d’engager le processus d’évaluation au fil des mois et des années, pour que Notre Dame du Val puisse progresser. Plusieurs autres paroisses et monastères en font déjà partie. Par exemple nos frères de l’église protestante mennonite de Villeneuve-le-Comte, ou nos amis de la paroisse catholique de Saint-Germain l'Auxerrois à Fontenay sous Bois, et des centaines d’autres qui ont déjà fait progresser leur engagement pour prendre soin de la création.

Des exemples de points de progression de notre « éco-diagnostic » paroissial ?

Dans le domaine de la prédication et de la catéchèse : « Est-ce que le thème du respect de la création est abordé dans l’animation jeunesse/catéchisme ou aumônerie ? ».

Dans le domaine des bâtiments et du matériel : « Est-ce que les couverts (assiettes et gobelets) utilisés sont réutilisables, biodégradables, jetables ? Est-ce que nous compostons nos déchets (fleurs, restes de nourriture…) ? Est-ce que nous réduisons notre utilisation de papier là où c’est possible ? Est-ce que nous utilisons du papier recyclé ? ».

Dans le domaine des terrains de la paroisse : « Est-ce qu’une partie de notre terrain est à disposition pour des jardins partagés ? Les déchets biodégradables sont-ils compostés ? ».

Dans le domaine de notre engagement local et global : « Est-ce que nous avons déjà organisé une action communautaire (nettoyage de printemps, semaine de développement durable, journée du vélo…) ; Est-ce que nous organisons des événements permettant aux habitants de sortir dans la nature et de la contempler (ex : marches exploratoires, randonnées, sorties à vélo...) ? ».

Bientôt la petite équipe de sensibilisation viendra vers vous pour vous poser des questions de ce genre, et ainsi petit à petit avoir un « portrait fidèle » de notre manière d’être et de vivre dans la création, et la mettre à disposition du réseau « Eglise verte ». Et ainsi, de mois en mois, passer les étapes de croissance dans ce « label » : nos voisins sont déjà « cep de vigne », et le niveau le plus haut est « cèdre du Liban » … Nous, humblement, nous commencerons à la base, comme des « grains de sénevé », et nous ferons grandir parmi nous un soin et un amour de la création que Dieu nous a confiée

 

 

« Nous sommes au ralenti, ne le soyons pas dans notre foi »

 Par le Père Dominique Fontaine

 

Dans ce numéro, nous continuons à publier des prières écrites sur le cahier de prière à l’entrée de l’église Notre Dame du Val, auxquelles vous pouvez vous unir en cette semaine sainte.

DSC 1283 fmt« J’ai besoin d’écrire ce que parfois je ne peux exprimer. Dans la Bible, le désert est le lieu de l’épreuve. Nous sommes tous bousculés par ce qui nous arrive... Nous sommes habitués à circuler, à nous voir quand nous le souhaitons, à échanger. Les restrictions de notre liberté sont des épreuves concrètes pour nous tous, sans oublier les personnes qui sont les premières victimes et tous ceux qui les soignent. Et n’oublions tous ces hommes et femmes, les livreurs, caissiers, etc. Notre monde a été souvent secoué et démuni pendant les épreuves du passé, mais nous nous relèverons, en sauvegardant le bien le plus précieux que nous a donné notre Seigneur, la Vie. Nous devons rester unis, même si parfois la distance nous sépare des êtres qui nous sont chers, en prenant des nouvelles, en apportant du réconfort à ceux qui en ont besoin. Après le Carême, temps de préparation spirituelle de 40 jours qui nous mène à Pâques, nous allons célébrer la résurrection de notre Seigneur. Oui, nous sommes tous au « ralenti », ne le soyons pas dans notre Foi. »

« Seigneur Jésus, que la paix soit sur cette terre. Soutiens tous ces malades qui se battent contre ce virus. Donne du courage à tous ceux qui sont dans le monde médical, Amen. »

« Merci d’avoir trouvé l’église ouverte de si bon matin avec mes chiens. »

« Merci d’avoir laissé l’église ouverte. Un peu de sérénité dans ce moment si difficile est une bénédiction. Que Dieu soit avec nous dans cette épreuve. »

« Merci d’avoir une pensée pour une famille touchée : deux soignants. Priez pour nous. »

« Mon cœur pleure. Mes petites filles me manquent terriblement. Marie, toi qui as souffert pour ton Fils et maintenant pour l’humanité, prends ma main, fais-moi avancer. » 

 

 

Pour donner à la quête pendant le confinement

Par les Pères Alain Gambart et Dominique Fontaine

En ce temps de confinement, plusieurs paroissiens nous ont posé la question des quêtes et des intentions de messe. 

quete fmtDans notre diocèse, comme dans tous ceux de l’Ile de France, aucune messe n’a été célébrée en public depuis le 13 mars. Les paroissiens sont invités à suivre la messe de chez eux. Nous, les prêtres, célébrons les messes seuls, en privé. Les mariages, baptêmes, premières communions, confirmations sont reportés. Les funérailles sont célébrées dans la stricte intimité.

Ces mesures impactent lourdement les ressources paroissiales : les quêtes dominicales ne sont plus collectées, les offrandes de messe seront plus difficilement transmises.

Les services de l’évêché se mobilisent pour nous accompagner, afin d’anticiper la perte financière de la paroisse due à cette situation tout à fait inédite.

Un nouvel outil pour nous aider

Une interface exclusivement sur internet vient d’être créée : On peut faire une offrande, comme la quête dominicale ou bien faire célébrer une messe. Il s’agit d’offrandes locales, paroissiales, personnelles. Le diocèse ne les collecte pas. On paye par carte bleue (ou paypal)

Les fidèles recevront une confirmation de leur participation dès réception. Attention, ces montants ne pourront pas être défiscalisés (contrairement au Denier)

Indépendamment de leur sens liturgique, la quête est une offrande hebdomadaire des fidèles pour la vie matérielle de la paroisse ; l’offrande de messe est un don ponctuel contribuant aux besoins des prêtres

Pour participer :

Pour Bussy : https://donner.catho77.fr/notredameduval/quetes-et-offrandes-de-messe/~mon-don

Pour Lagny : https://donner.catho77.fr/paroissendalagny/quetes-et-offrandes-de-messe/~mon-don

 

 

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Un temps pour prierP1130753 NDV fmt

 

Je reste à la maison, Seigneur,
et aujourd'hui, je t'en rends compte.
Trente ans à la maison de Nazareth, tu as appris
l’écoute et la docilité, avant de prendre la route de Jérusalem
d’où explosera la vérité.

Je reste à la maison, Seigneur,
je le fais de manière responsable pour mon propre bien,
Pour la santé de ma ville,
de mes proches éloignés de moi pour l’heure
Avec lenteur et timidité, j’entre dans mon jardin intérieur.

Je reste à la maison, Seigneur,
et dans le même silence qu’à Nazareth,
Je retiens mon souffle à l’unisson de la planète.
Je sais que tu m’attends dans la prière, la lecture, la méditation.

Je reste à la maison, Seigneur !
Au matin, je cherche un signe de confiance,
Tâchant de commencer le jour dans l’émerveillement,
Et de le poursuivre dans la persévérance.

Je reste à la maison, Seigneur,
et à midi, j’accueillerai la salutation de l'ange.
Moi aussi, je saluerai Marie qui a répondu au don de ton amour.
Selon ta parole, je revêtirai moi aussi le tablier qui dérange.

Je reste à la maison, Seigneur,
et si le soir me prend la mélancolie,
Je t'inviterai comme les disciples d'Emmaüs à rester avec nous,
Tandis qu’il se fait tard et que le soleil faiblit.

Je reste à la maison, Seigneur,
je sais que tu iras auprès de ton ami Lazare, malade,
Dans la maison de Béthanie, chez Marthe qui s’inquiète du service,
et chez Marie qui se tient à ton écoute, admiratrice.

Je reste à la maison, Seigneur,
habité par la pensée des malades et soignants à l’hospice,
J’entends la tempête qui fait rage sur l’océan du monde,
Réveille-toi Seigneur, s’il est vrai que la mer et le vent t’obéissent.

Je reste à la maison, Seigneur,
appuyé sur ta promesse d’être avec nous tous les jours.
En ces jours de retrait et d’impuissance, reliés
par la grâce des réseaux, je prépare le parfum et les aromates
pour le jour où tu rouleras la pierre du tombeau.
Amen !

 

 

Cette prière nous a été envoyée par Arnaud Favart,
ancien vicaire général de la Mission de France

 

 

 

 

 

 

Notre-Dame du Val Info Mai 2020

VERSION IMPRIMABLE

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EDITO

Sur le seuil, intensément
Dans le courant de ce mois de mai, depuis le lundi 11 et dans les semaines qui suivront, nous allons nous placer sur le seuil.

Personnellement, nous allons reprendre des chemins connus, laissés depuis 8 semaines : chemin du travail, chemin du marché, chemins de l’école, puis du collège et du lycée, chemins de salutations, chemins de détente et de loisir, chemins familiaux.

Pour moi, comme pour beaucoup d’entre nous, ce chemin qui nous fera passer le seuil de notre lieu de confinement, aura le goût de la nouveauté. Si le chemin n’aura pas beaucoup changé, nous, ceux qui y marchent, nous aurons changé.

Pendant plusieurs semaines, le temps de nous réhabituer, nous allons passer le seuil en sortant le matin, et en rentrant le soir, avec plein de questions : « Vais-je transmettre un virus dont je suis asymptomatique ? », « vais-je croiser des personnes porteuses ? », « vais-je risquer, pour moi-même ou pour mes proches, de relancer une autre vague ? », « mon entreprise, mon commerce, ma commune, mon école et mon collège, sont-ils prêts ? », « Des personnes de mon entourage, ou moi-même, allons-nous devoir vivre avec moins ? »

Avec ces questions, nous franchirons le seuil avec une intensité émotionnelle augmentée. Parfois avec de la crainte, souvent avec du courage, et avec de la détermination toujours.

Mais nous serons devancés, et, je le crois, rassurés, par ceux qui au cours de ces 8 semaines n’ont pas cessé de traverser le seuil de leur « chez soi », afin d’accomplir leur tâche « pour les autres ». Et ce sont nos éboueurs, nos caissières, nos personnels soignants, et ceux des services funéraires, nos enseignants, nos chauffeurs de transports en communs, nos agents de services à la personne, nos journalistes, les bénévoles des services humanitaires dont le Secours Catholique de Bussy, nos forces de sécurité, qui nous rassureront : « Nous avons tenu alors que vous faisiez l’effort de rester chez vous. Continuons ce combat commun, nous diront-ils silencieusement ».

Nous serons aussi devancés par le Christ, Lui qui, nous dit le Nouveau Testament : « Se tient à la porte, sur le seuil, et frappe doucement. Et attend qu’on lui ouvre » (Ap 3,20).

C’est bien le Christ qui est sur le seuil et qui nous vient en aide pour sortir et revenir dans la paix de son Esprit, tout en respectant les règles communes de la sécurité de notre prochain.

En ce temps de redéploiement de nos activités, progressivement et à notre rythme à chacun selon nos fragilités, nous savons que la société de notre temps attend des chrétiens d’être comme leur maître, Jésus. Être de ceux qui se tiennent sur le seuil, et savent redonner autant confiance à ceux qui sont encore à l’intérieur que confiance à ceux qu’ils rencontreront à l’extérieur.

Nos frères et sœurs des équipes des funérailles nous racontent dans ce numéro comment ils ont assuré ce témoignage de confiance entre les familles et la paroisse. Des professionnels de santé, croyants, nous partagent leur regard sur cette pandémie. Une fiche de lecture sur un ouvrage à propos du « Livre de Job » (lui qui, dans la Bible, survécut aux épidémies) nous éclairera. Les réalisations des enfants nous redonneront enfin le sourire.

A la lecture de ces récits, que ce numéro de « Notre Dame du Seuil du Val » suscite en nous la même confiance prudente pour reprendre vie avec nos frères, peu à peu, à distance, avec retenue, mais fraternellement et intensément.

 

Père Michel Besse

 

 

 

Isabelle
au coeur
de la lutte contre le Covid

 

Le potager de 
Notre-Dame 
du Val 

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ACTUALITE

Témoignage - Choisir avec confiance le chemin de service

Par Patrick Mannier

Voici le témoignage de Thuy-Ha Tran-Minh, jeune médecin de notre paroisse, recueilli par Patrick Mannier. Merci pour ce vivant témoignage, qui nous rappelle à notre condition mais aussi que le salut de Pâques réclame aussi notre participation, petite ou grande !

IMG_20170822_105451.jpgFace à cette crise sanitaire et toutes les souffrances qui en découlent, c’est mon rapport à l’autre, dans mon rôle de soignant hospitalier, qui a été en premier lieu questionné. Comme un rappel aux essentiels de ma relation aux patients, à leurs familles, à mes collègues.

Dans ce contexte, il m’est rappelé que ce qui importe c’est d’accompagner les patients, atteints de covid ou non, de leur accorder du temps, de la présence. Tous évoquent la souffrance de ne pas recevoir la visite de leurs proches, ni même de bénévoles. Il reste bien sûr, les appels téléphoniques voire même les appels vidéos. Mais l’absence physique des familles est marquante. Alors une présence bienveillante d’un soignant, quelle que soit sa fonction, devient nécessaire. Je constate ainsi, que nous passons tous, inconsciemment, bien plus de temps dans chaque chambre de patient. Nos présences ne remplacent évidemment pas la présence des proches.

Tous les mots ont leur importance lorsqu’on ne peut pas voir de ses propres yeux.

Ce qui importe, c’est aussi d’informer les familles qui ne peuvent pas voir leur proche hospitalisé et se faire une idée de leur état de santé. Souvent, ce dernier leur répète inlassablement au téléphone « je vais bien, ne t’inquiète pas » sans plus de détail pour, justement, ne pas les inquiéter. Il nous faut alors leur consacrer du temps et prendre le relais au téléphone pour expliquer la situation. Il ne s’agit pas de dramatiser ni de faussement rassurer, tous les mots ont leur importance lorsqu’on ne peut voir de ses propres yeux.

Ce qui importe, c’est la fraternité au sein du personnel hospitalier. Devant la pénurie de personnel provoquée par la mise en quarantaine de certains d’entre nous, les soignants ont parfois changé de métier au cours des dernières semaines pour venir en renfort. D’autres, n’ont pas hésité à bousculer leurs habitudes de travail pour pallier l’absence d’un collègue malade : troquer un planning de jour contre un planning de nuit, assurer la garde du week-end au pied levé… Je suis admirative de mes collègues qui, tous les jours, redoublent d’efforts au service du malade.

Et moi, dans mon rôle de médecin, je suis rappelée à l’humilité. Sortant de la fac avec une valise de connaissances théoriques et pratiques grâce à quoi on me vantait pouvoir tout affronter, je constate, avec mes confrères, que ce simple virus nous rappelle à notre juste taille, à notre modeste savoir, à notre infime pouvoir sur la vie.

Union, humilité, fraternité

Choisir ! Ce qui importe, c’est choisir le chemin du service. Et lorsqu’on ne semble plus rien maîtriser, choisir la confiance au Père permet d’avancer sans crainte.

Pour finir, j’aimerais vous partager mon histoire de Pâques. Parmi mes patients, il y a cette vaillante dame de 84 ans qui luttait contre le covid-19 depuis 1 mois et demi environ. Après deux échecs de tentatives de sevrage en oxygène, la 3e tentative, le dimanche de Pâques, aura été la bonne. La voici qui respire désormais sans aide et semble s’en sortir à merveille sans apport supplémentaire en oxygène. Débutant sa rééducation depuis, je la confie à vos prières, pour qu’elle puisse retrouver un peu d’autonomie et retourner chez elle sereinement.

Merci pour ce vivant témoignage qui nous rappelle à notre condition mais aussi que le salut de Pâques réclame notre participation, petite ou grande !.

 

 

3 questions à : Isabelle Desplanches

Par Patrick Mannier

Isabelle, au coeur de la lutte contre le Covid au centre de Marne et Gondoire en tant que médecin, nous livre son quotidien

photo%20Isabelle%20Desplanches.jpgComment vivez vous ce combat au plan spirituel ?

En temps que médecin libéral à Lagny, mon activité a rapidement été réduite et j’ai pu m’engager au centre Covid de Marne et Gondoire, principalement au niveau de la régulation au téléphone. C’est une chance qui m’a été donnée de pouvoir me mettre au service des autres.

Au fil des journées au centre Covid, j’ai surtout été frappée par l’angoisse des malades, leur isolement face à la maladie. Ma mission était médicale : analyser leurs symptômes, déceler des facteurs de gravité, les orienter selon leur situation, mais très vite j’ai perçu leur besoin avant tout d’être écoutés, rassurés, accompagnés.

Un soir, en rentrant d’une vacation un peu éprouvante, je me suis sentie touchée par la confiance des patients, leurs remerciements, leurs encouragements.

J’avais pu participer au groupe de réflexion sur la charité lors de l’assemblée synodale en 2018 sur le thème « vivre la charité qui témoigne du Christ ressuscité ».

J’ai alors relu une note de synthèse de nos réunions et ai retenu quelques phrases : « Il ne s’agit pas d’abord d’être des actifs, des «agissants » mais des « agis ». La charité nous évangélise. On reçoit et on donne. On se laisse enrichir ». « L’écoute est un geste de charité : si je ne sais pas écouter, je ne saurai pas donner. Il faut que chacun puisse recevoir, mais aussi donner. Dans cette réciprocité, c’est l’Esprit Saint qui passe. »

Je me suis laissée guider par ces réflexions, accompagnée par l’incroyable richesse des textes, homélies, messes diffusés pendant le carême et la semaine Sainte (merci whatsapp, youtube et autres podcasts !). Alors oui, en donnant un peu, on reçoit tant !

De quelle manière ce combat interroge votre foi ou la fortifie ?

Ce combat, le mien à un faible niveau, mais surtout celui des personnels hospitaliers et d’EHPAD, des infirmières libérales et aidants familiaux, des médecins généralistes engagés au secours des EPHAD, pourrait être source de lassitude ou de découragement. Au fil des semaines, au contraire, j’ai été témoin d’une solidarité croissante parmi les soignants, mais aussi de la part de tant d’anonymes : couturières pour la confection de blouses ou de masques pour le personnel soignant, entreprises fournissant tissus ou casques de protection, mairies distribuant leur stock de gel ou de masques. Bien sûr, tous ne sont pas croyants, mais nous, chrétiens, nous constatons que l’Esprit saint agit au cœur des hommes. Pour nous, chrétiens, il nous a été révélé que cet amour ne vient pas de nous, mais qu’il a une source : nous pouvons témoigner que cette source c’est la charité de Dieu.

A travers cette pandémie mondiale et le combat qu’elle représente pour chacun, nous pouvons tous suivre le Christ : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres » (Jean 13).

Alors oui, ce combat de chacun, constaté jour après jour, fortifie ma foi.

Une pensée ?

Je voudrais conclure par une pensée pour les personnes disparues, pour les familles endeuillées qui n’ont pas pu accompagner leur défunt dans ses derniers instants et qui sont dans la peine aujourd’hui, pour les personnels qui ont du faire face à l’échec de leur mission : que tous trouvent la force de continuer à vivre leur combat.

 

 

L’aventure des couturières de Marne et Gondoire

MASQUES.jpgJe me suis retrouvée comme d’autres à coudre blouses et masques pour du personnel soignant. A l'origine, Isabelle Desplanches du groupe Regain partie aider au centre Covid de Lagny a lancé un appel au secours sur le fil Whatsaap du groupe pour confectionner des blouses. Séverine, une personne du groupe a contacté un de ses amis Guillaume, tapissier décorateur de l’entreprise Touroul-Chevalerie, à Chanteloup. A partir de là s’est créée une aventure incroyable : Guillaume a proposé d’offrir le tissu et de prédécouper les patrons. Dès le lendemain 80 blouses étaient en chantier pour une dizaine de couturières, deux jours après il avait créé un site Internet www. confectionneavecamour.fr. En deux semaines 150 personnes étaient en couture dans ce groupe, plus de 400 blouses et autant de masques cousus et distribués et en ce début mai 1500 blouses ont été confectionnées. Sans compter le groupe Whatsapp des couturiers-ères qui permet de sortir de l’isolement. L’activité a été vite repérée et les demandes des centres médicaux, cliniques etc. étaient toutes plus émouvantes les unes que les autres. Chaque appel à l’aide ou message de remerciement est touchant. Cela faisait mal au coeur de ne pouvoir fournir tous les soignants dans le besoin, car pour des raisons évidentes d’une logistique devenue complexe (tout ce travail bénévole est réalisé en confinement), nous avons destiné les réalisations essentiellement aux structures de soin locales. En ce début mai, la production va bientôt s’arrêter, car les municipalités et les pouvoirs publics ont pris le relais. Plusieurs couturières le regrettent, car cela a été une formidable aventure pour certaines qui étaient seules, mais d’autres projets solidaires pourront se lancer à l’avenir.

Marie-Pia D'Estivaux et Cécile Faivre

 

 

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Le potager de Notre Dame du Val

Par le Père Dominique

Vous le voyez, dans l’église Notre Dame du Val, le potager du caté a bien poussé depuis notre dernier bulletin : les fleurs des fraisiers et des tomates commencent à laisser place aux fruits, les céleris rave prennent en taille...

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Caté confiné

Par Annick Wilson

st%20esprit.jpgLe Christ est vraiment ressuscité, Alléluia ! Durant ce temps pascal, depuis nos lieux de vies, en communion avec les familles, nous continuons à suivre les pas du Ressuscité.

Ainsi au caté, nous entamons la quatrième période avec le module « Viens Esprit Saint ». Depuis le début du confinement nos rencontres se déroulent en conférence téléphonique : ainsi, pour ce module, les « rencontres parents » se sont déroulées du 23 au 25 avril dernier, en quatre séances marquées par des échanges très riches. Librement, chacun a témoigné de sa relation à l’Esprit Saint. Comme le dit le père Dominique, ces temps de partage nous aident à grandir dans la foi .

Concernant les prochaines rencontres « KT enfants », la majorité aura lieu entre le 6 et le 24 mai, par groupe de huit/dix enfants.

En ces temps particuliers, notre regard change, nous réalisons peut-être que : chercher à garder le lien en expérimentant d’autres moyens de rencontre - témoigner de la présence de Dieu dans nos vies par des gestes simples - agir pour sauver des vies, pour répondre aux besoins de première nécessité de ses concitoyens, c’est peut-être le signe que l’on est animé par une présence, poussé par une force discrète, invisible mais bien réelle : l’Esprit, souffle de Vie !.

 

 

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 VIE PAROISSIALE

En mai nous ne ferons pas ce qu’il nous plaît

Comment notre paroisse va-t-elle vivre le mois de mai, après le confinement, mais avant la possibilité de célébrer de nouveau des messes ?

L’équipe d’animation pastorale s’est réunie en conférence téléphonique le lundi 27 avril. Après avoir fait le point de ce qui a continué à être vécu pour les funérailles, les messes sur You tube, le Secours Catholique, le caté, l’ouverture quotidienne de l’église Notre Dame du Val, nous avons commencé à réfléchir sur les messes futures après le mois de mai, en tenant compte des gestes barrière et des nombreuses contraintes, en particulier de nombre. Nous aurons une nouvelle réunion de l’EAP dont nous vous parlerons sur le site quand nous y verrons plus clair pour préciser tout cela.

En tout cas, pour le mois de mai, l’église Notre Dame du Val restera ouverte tous les jours de 8h à 21h. N’hésitez pas à venir y prier individuellement. Après le 11 mai nous n’aurons pas le droit de réunir plus de 10 personnes, mais cela laisse néanmoins des possibilités de prier à plusieurs en respectant les distances, de se confesser à un prêtre, de mettre des lumignons ou de demander aux prêtres de prier pour une intention lors des messes qu’ils célèbrent chaque jour.

Les messes ou célébrations du dimanche vont continuer sur You Tube, avec une Prière Universelle préparée chaque fois par une famille qui la filme chez elle. Cela permet de montrer qu’on peut prier ensemble en famille !.

 

 

LIVRE     Un livre à méditer : « Qu'est ce que j'ai fait au Bon Dieu ? Job, la souffrance et nous », par Marie-Noëlle Thabut (Ed. Artège).

Par Jean Dupuis

9782220058474.jpgLa Bible nous décrit Job comme un homme parfait et comblé de tous les bonheurs. Mais un jour il est frappé par la ruine, le deuil, et la maladie. Il est réduit à vivre sur un tas de paille, tel un pestiféré !

Sa première réaction est d'élever une plainte contre Dieu : Il clame devant lui son innocence. Il lui rappelle que toute sa vie il a fait le bien, et pas le mal. Or le malheur n'est-il pas la punition de ceux qui font le mal ? Des amis lui reprochent de se prétendre lui-même innocent, et l'invitent à se soumettre à l’épreuve purificatrice pour retrouver les bonnes grâces de Dieu. Mais sûr de son innocence Job persiste dans sa protestation.

Puis, il élargit son regard. Il constate que l'innocence n'est pas un gage de bonheur, et qu'il est inutile de tenir la comptabilité des bonnes et des mauvaises actions. En vrai fils d’Israël il sait que Dieu seul connaît et peut enseigner les mystères de la vie, et que l'on doit lui faire confiance. La foi, la vraie, c'est la confiance en Dieu parce qu’on sait qu'Il nous aime.

Dieu, qui jusqu'ici avait conservé le silence mais n'avait jamais cessé d'écouter Job, va maintenant lui répondre. Comme un père confronté à un adolescent agressif il rétablit la vérité. Il développe longuement les merveilles de son œuvre de Création et il décrit par des images la force de la nature que lui seul peut maîtriser. Job reconnaît alors son ignorance et la puissance de son Dieu, et il retire sa plainte.

Le livre de Job finit bien : Job retrouve la santé et la prospérité, mais c'est surtout un hymne à la confiance et à l'humilité. Job a compris une vérité de base : notre ignorance du mystère du mal et de la souffrance ne nous autorise pas à contester Dieu. Car Dieu le tout Puissant et le très bon ne cesse jamais de nous écouter et de nous accompagner quelles que soient les circonstances (cf l'épisode du buisson ardent dans le livre de l'Exode).

On retrouve ici la conclusion du livre « L'autre Dieu » d'une pasteure protestante, commenté dans ce bulletin par notre amie Nathalie Chevreul - Gonzales : Dieu n'est pas celui qui moyennant une bonne pratique nous garantit une assurance contre le malheur. Il est le Dieu vivant et créateur qui nous invite à défendre la Vie en l'aimant et en aimant notre prochain. (NDV Info, juin 2017).

N'est-ce pas un thème à méditer en cette période de pandémie ?

 

 

On peut continuer à donner pour l’Eglise

quete.jpgEn ce temps de confinement, on ne se retrouve plus ensemble à l’église pour prier. Il n’y a donc plus d’offrandes au moment de la quête. Mais vous pouvez quand même chaque semaine donner en ligne en cliquant sur la première page du site ou sur le lien suivant :

https://donner.catho77.fr/notredameduval/quetes-et-offrandes-de-messe/~mon-don

Vous pouvez aussi demander une intention de messe pour un proche, pour lequel les Pères Dominique et Michel prieront lors d’une messe qu’ils célèbrent quotidiennement.

 
 

Ouverture de l'église de Chanteloup

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Durant la période de confinement,

l'église de Chanteloup reste ouverte 

tous les week-ends

et les jours fériés

de 10h30 à 18h00.

 

 

 

La semaine Sainte des "p'tits Pouch"

Par Patrick Mannier

C’est en essayant de répondre aux questions de leurs enfants sur le pourquoi de Pâques, que la famille Pouchelle a mis sur pied, et pour l’occasion, une vidéo « pédagogique » Des questions qui peuvent aussi interpeller les grands...Patrick et Isabelle nous expliquent : 

Les%20P%27tits%20Pouch.JPG« Comment vous est venue cette idée de « Vidéo Pascale » ?

On voulait faire quelque chose pour vivre autrement la semaine sainte, un projet qui implique toute la famille ; c’est venu progressivement car ce challenge nous a paru assez élevé… Mais l’élément déclencheur a sans doute été le père Dominique qui nous a donné le feu vert pour tenter cette action, ce qui nous a motivés d’autant plus. Nous le remercions vraiment ainsi que ceux qui nous ont encouragés à le faire.

Quel a été votre intention ?

Nous voulons faire quelque chose qui donne du sens et des réponses aux questions tout en réfléchissant sur la profondeur des mots utilisés. Nous avons voulu aussi mettre l’accent entre l’ancien et le nouveau testament et ainsi mieux faire comprendre le message de Jésus.

Il faut avouer aussi que cela a été pour nous un prétexte pour bien s’occuper pendant la semaine sainte, ce qui fut un réel plaisir

Dans quelles conditions cette vidéo a-t-elle été réalisée ?

Ça nous a pris du temps mais finalement tout s’est imbriqué avec une certaine facilité : le matin nous lisions les textes avec les enfants qui les ont mis en dessin, Le papa a procédé au montage grâce à un logiciel adapté. Il faut préciser qu’il est professeur d’ancien testament et d’hébreu, ce qui n’est pas négligeable

Le plus facile a été de réaliser la séquence sur le vendredi saint car tout le monde a été très motivé et énergique.

Et quels en sont les bienfaits recueillis ?

Au-delà de l’occupation ludique, nous souhaitions un projet familial ayant du sens, en lien avec l’Eglise. On a rarement du temps pour être tous ensemble et là c’était vraiment l’occasion de le faire et d’apprendre plein de choses même pour nous adultes. Eu égard au contexte, les enfants étaient d’autant plus motivés et pour moi ce fut certainement la plus belle semaine sainte vécue.

Les enfants :« Qu'est-ce que la fresque vous a apporté ? »

- Marie (3 ans) : des bonhommes

- Amélie (6 ans) : j'ai bien aimé faire toute la fresque parce que j'aime Jésus. Ce que j'ai préféré c'est son dernier repas avec ses disciples.

- Lucie (9 ans) : ça m'a apporté du plaisir car j'aime apprendre sur la vie de Jésus. J'ai aimé le faire en famille car on partage les idées.

- Guillaume (12 ans) : j'ai aimé colorier et faire de la peinture (ça change du travail du collège). J'étais content de le faire car je me sentais utile.

Des projets ?

« Ceci ne sera sans doute pas le dernier épisode car nous aimerions aborder l'Ascension puis la Pentecôte. Les enfants, quant à eux, ont déjà des idées pour Noël... »

Voilà en effet une façon adaptée et chrétienne de vivre le confinement et une bien jolie manière de donner un coup de « Pouche » à notre foi, pour éviter qu’elle ne se confine !

 

> Pour voir ou revoir la vidéo :

https://youtu.be/Mld4XnxFjPs

 

 

Confinement : Comment je le vis.

IMG_2593.JPGDans cette atmosphère inhabituelle où notre nature se trouve blessée de ne pouvoir échanger normalement avec nos frères humains, il faut s’organiser pour ne pas sombrer dans une déprime qui naît et se renforce au fil des jours de confinement. Même si c’est pour la bonne cause, il convient de se ménager des « espaces de vie » qui, en quelque sorte, viennent partiellement compenser le défaut de vie sociale. L’être humain est inventif et un minimum d’effort de volonté est de mise. Pour ma part je fais comme la majorité d’entre-nous : contacts téléphoniques et échanges sur les réseaux sociaux, font partie de notre quotidien, tandis que les achats se font en drive et que, reconnaissant, j’applaudis et encourage le personnel hospitalier chaque jour à 20 heures. Je suis la messe via KTO ou le PC et continue de m’instruire en lisant des auteurs spirituels dont les pères de l’Eglise (saint Augustin notamment). Je ressens différemment la dimension intérieure de la prière, partagée dans l’invisible. J’ai la chance de pouvoir « m’évader » par l’expression écrite mais aussi picturale et m’y adonne tant qu’il est possible car c’est, là aussi, le lieu d’un certain rapport spirituel : représenter symboliquement la Sainte Trinité, le Sacré Cœur ou une Vierge à l’enfant sont ainsi autant de thèmes porteurs d’une foi qui s’exprime à sa manière et qui aident à mieux vivre les jours qui passent.

Patrick Mannier

 

 

Un service d’Église perdure malgré le confinement : le service des obsèques.

Par Jean Dupuis

Un témoignage de l’équipe funérailles 

DSC_8659.JPGEn période normale, notre équipe (Anne-Marie Carré, Rosane Gambier, Guilène Jouare, Bernadette Bartholet et Jean Dupuis) assure ce service de la manière suivante : en amont nous préparons la célébration lors d'une réunion avec la famille ; pour la célébration soit nous assistons le prêtre, soit en raison de leur emploi du temps chargé, c'est souvent un membre de l’équipe qui préside la célébration et un autre membre de l'équipe qui l'assiste.

Le confinement n’empêche pas le maintien de ce service. Mais des questions ont du être réglées : comment concilier les directives sanitaires sur les gestes « barrières » et les interdictions de rassemblements de plus de vingt personnes avec les demandes des familles pour lesquelles il serait inconcevable d'inhumer la personne défunte sans une bénédiction religieuse ? Comment les concilier aussi avec notre souci pastoral de faire passer le message d'espérance chrétienne, de bienveillance fraternelle et de proximité missionnaire ?

Je vais essayer d'expliquer ce que nous faisons actuellement, et pour cela je vais rapporter ce qui m'a été dit par les membres de l’équipe.

La préparation de la célébrationDSC_8427.JPG

La préparation permet de parler de la personne du défunt qui sera évoquée au début de la célébration. Elle vise aussi à choisir avec la famille les lectures, les chants et les intentions de prière.

Désormais cette préparation se fait par téléphone. C'est un changement très important : nous dialoguons avec une seule personne, et nous ne la voyons pas.

Bien sûr ce n'est pas simple :

Anne-Marie : « le contact visuel manque beaucoup ; les regards, les confidences, les gestes peuvent en dire long sur les pensées ».

Rosane abonde dans le même sens : « beaucoup de choses sont dites par le regard. Il est plus facile de se confier à quelqu'un que l'on voit car on peut juger de sa réaction et préciser ou rectifier une formulation incomprise qui a pu blesser. »

Mais une liaison téléphonique bien préparée ne fait pas obstacle à un réel échange :

Anne-Marie : « Le premier contact est toujours positif, les familles sont satisfaites que l'on prenne les choses en main, car elles se sentent très démunies en cette période exceptionnelle où elles n'ont pu accompagner le défunt, et où les pompes funèbres gèrent surtout le côté matériel ... Notre écoute bienveillante les rassure, parce qu'elles vont pouvoir exprimer calmement leur désarroi ou leurs attentes, et aussi parce que l’Église est présente pour accompagner leur défunt même si leur foi n'est pas très marquée. »

Rosane : « Les familles sont conscientes de la difficulté de la situation actuelle ; elles font preuve de beaucoup de compréhension, je n'ai jamais ressenti une animosité. »

Guilène : « les familles sont heureuses que l'on s’intéresse à leur vie, qu'on les écoute et que l'on respecte leur volonté. Elles nous confient leur détresse familiale, les conflits, leur tristesse, très simplement ; nous sommes leurs confidents. »

L’expression de la douleur doit être reçue avec beaucoup de tact :

Rosane : « L'épreuve subie est tellement douloureuse qu'il faut comprendre la violence qui peut parfois s'exprimer ; celle-ci doit être dite, à nous de la recevoir comme un appel ; au fil des échanges tout s'apaise et cela se ressent lors de la célébration. »

Le texte de la présentation du défunt qui sera lu au début de la célébration et le choix des lectures et prières sont fixés en liaison étroite avec la famille. Un premier projet lui est soumis. Il est modifié et enrichi grâce à des échanges de mails. Nous remarquons souvent qu'il sert aussi de motif à un échange en famille.

Rosane : « Pour la présentation du défunt, je souhaite toujours œuvrer dans le respect et la bienveillance en ne choquant ou blessant personne. Autant ne pas rajouter de la douleur à la douleur ».

DSC_8279.JPGLa célébration

Comme avant le confinement, la bénédiction religieuse est célébrée dans l’église, même si le corps est ensuite enterré au cimetière. Ce n'est que dans des cas exceptionnels que la bénédiction se déroule dans le cimetière.

Ces célébrations sont présidées le plus souvent par un des deux prêtres de la paroisse, avec l'assistance si possible d'un membre de l’équipe ou de la communauté paroissiale. Si les prêtres sont empêchés, la présidence est assurée par Rosane, assistée également d'un membre de l’équipe ou de la communauté.

Dans tous les cas, le nombre de personnes présentes ne doit pas excéder le chiffre de vingt. Souvent ce chiffre n'est même pas atteint. On peut alors inviter plusieurs personnes extérieures à la famille : par exemple des représentants d'organismes ou de mouvements auxquels le défunt appartenait.

La présentation du défunt au début de la cérémonie est un moment précieux de la cérémonie :

Rosane : « Cette présentation rassemble, en quelque sorte, l'assistance autour du défunt ; actuellement, vu le nombre de personnes autorisées, cela peut paraître superflu, mais je pense que c'est très important, comme une offrande de la vie qui s'est arrêtée ».

Les familles sont sensibles au choix des textes :

Anne-Marie : « il est parfois compliqué d'aborder le niveau spirituel et chrétien avec les familles, et je pense qu'il passe plus par les textes, les chants ou les musiques que nous choisissons ou qu'ils choisissent eux-mêmes ; ils se sentent bien impliqués dans la cérémonie. »

Rosane : « lorsqu'il y a une pratique religieuse, l'approche n'est pas la même que s'il s'agit de quelqu'un qui est éloigné de l’Église. Il est par ailleurs primordial de savoir si le défunt était ou non baptisé, non pour stigmatiser mais toujours pour orienter la prière ».

Que pensent les familles de ces célébrations adaptées au confinement ?

Pour les familles, la célébration est un moment précieux : c'est leur dernier moment de présence auprès du défunt.

Anne-Marie : « Les proches ne peuvent plus être présents aux crémations, d'où la difficulté de la séparation quand on sait que lors d'un décès à l’hôpital ou même en maison de retraite, les enfants, l’époux ou l’épouse n'ont pu ni dire au revoir ni accompagner le défunt... La cérémonie de bénédiction est en fait le dernier au revoir avec le défunt. »

IMG_3801.JPGRosane : « En dépit du nombre restreint de participants, je trouve que la participation est plus intense. C'est une démarche familiale et chacun y participe à hauteur de sa foi ou de son engagement, mais toujours jusqu'à présent dans le respect, notamment pour les personnes éloignées de l’Église. C'est comme si un cadeau leur était offert dans ce moment de tristesse, qu'ils apprécient comme tel. »

Les familles sont par ailleurs touchées lorsque nous leur précisons que les prêtres prient pour leur défunt au cours des messes célébrées en privé et que nous ne manquerons pas de les informer dès qu'il sera de nouveau possible de célébrer dans l'église de leur commune.DSC_8712.JPG

Après le confinement nous envisagerons de célébrer une messe avec toutes les familles ayant connu un décès dans cette période de confinement qui les a confrontées à des souffrances communes : la séparation brutale d'avec leur défunt, et l'impossibilité de recevoir une expression normale de sympathie. Ce sera une occasion de réconfort et aussi de fraternité. L'idée d'une telle messe séduit les familles auxquelles nous en avons parlé. 

Comment vivons-nous ces moments ?

Ce sont des moments d’échanges intenses avec la famille, mais aussi avec le prêtre qui va célébrer. Nous faisons au mieux, mais nous sommes conscients que pour cette mission d’Église nous recevons l'aide de l'Esprit Saint. C'est une aide qui passe notamment par la bonne entente qui s’établit avec nos prêtres et entre nous.

Rosane le souligne : « Dans mon entourage on me demande comment je fais pour vivre cela, toujours à proximité de la douleur et de la peine ; je ne sais pas. Je sens alors comme une force qui me soutient et m'accompagne. C'est sûrement l'Esprit Saint ».

Guilène : « Notre Dieu d'Amour est toujours présent, il console et donne la paix »

 

 

Les croix fleuries de Pâques

Par le Père Dominique Fontaine

Lors de la veillée pascale, j’avais proposé que les paroissiens aillent au petit matin de Pâques cueillir autour de chez eux un bouquet de ces petites fleurs desCROIX5.jpg champs qui poussent en ce printemps et qu’ils fleurissent une croix de leur maison, en ce jour où le bois de la croix a refleuri d’une vie nouvelle. En voici quelques unes envoyées par des paroissiens.

Ces fleurs discrètes qu’on ne remarque pas quand on est pressé sont le symbole de tous les humbles gestes de solidarité qui sont vécus en ce temps d’épidémie et de confinement. Ce sont ces gestes qui changent la vie et donnent du sens à ce temps d’épreuve pour tous.

Thérèse de Lisieux écrivait : « Jésus a voulu créer les grands saints qui peuvent être comparés au lys et aux roses, mais il en a créé aussi de plus petits et ceux-ci doivent se contenter d'être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les regards du bon Dieu lorsqu'Il les abaisse à ses pieds, la perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu'Il veut que nous soyons. » Un message à méditer pour regarder les autres autour de nous en temps d’épreuve où nous pourrions nous désoler

 

 

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Fête de Saint Georges en toute simplicité

Par Cong Dong Le

En ce temps de confinement sanitaire, la fête patronale de notre commune Bussy Saint Georges se décline sous une seule forme : un temps de prière à Notre Dame du Val retransmis en direct sur Youtube.

DSC_9590.JPGAvant le déferlement inattendu du Covid-19, et c’est déjà une éternité, la fête de Saint Georges est un événement important de la commune. Cela se traduit par de nombreuses activités telles la messe commémorative célébrée à l’église du village, la distribution traditionnelle de la brioche, le dépôt des fleurs à la Croix Saint Georges sans oublier le carnaval pour les jeunes. Le tsunami viral les a toutes balayées, ou presque. En effet, de toutes ces activités, il ne reste qu'une seule qui est la célébration à l’église Notre Dame du Val. Ainsi, présidée par les 2 prêtres de la paroisse, assistée physiquement par le maire, représentant de toute la commune, la cérémonie religieuse est mise en ligne en direct pour le reste de la population. Une famille dont tous les membres sont des scouts assure l’accompagnement musical. Après les prières et la lecture des textes de la Bible, c’est le père Dominique Fontaine qui assure le prêche. Partant du passage de l’évangile sur la tempête, la peur des apôtres et la sérénité affichée par le Christ, le père invoque l’image d’une humanité qui est en proie à une terrible tempête, mais qui reste unie pour ramener la barque vers la rive. Pour ce faire, confiance dans la providence, fraternité entre membres, solidarité pour les démunis sont les maîtres mots. En ce jour de fête où nous célébrons Saint Georges terrassant le dragon, il faut savoir que cette méchante créature existe toujours : c'est la peur, que saint Georges peut nous aider à terrasser. Pensons à cette peur irrationnelle qui pousse certains de nos compatriotes à écrire des lettres anonymes à des soignants pour leur demander de déménager, ou à accuser les migrants et étrangers comme étant à l'origine de tous les maux. Pour combattre vraiment le virus, il faut rassembler notre intelligence, nos ressources sanitaires et sociales ainsi que notre persévérance dans l’observance des gestes qui sauvent. Enfin, en tant que croyants, il faut que nous nous appuyions sur la bienveillance du Seigneur par une prière sincère et incessante de tout instant. D'ailleurs, les représentants d’autres religions, membres de l’association de l’Esplanade des religions et des cultures, celui de la communauté juive, de la mosquée, de la pagode Lao, de la communauté hindoue, de l’Eglise protestante unie ainsi que de la pagode de Fo Guang Shan se sont joints à nous par vidéo interposée pour intensifier cette supplication. C’est une prière universelle où tout le monde prie pour tout le monde, non seulement pour les victimes du Covid-19, pour leurs familles, pour les soignants et ceux qui assurent la continuité de la vie, mais aussi pour chacun de nous, pour pouvoir changer notre mode de vie égoïste en une vie nouvelle avec plus de respect pour la nature, plus de bienveillance pour ceux qui nous entourent. C’est en pleine joie et confiance que tous pensent à la prochaine Saint Georges avec une grande multitude des gens qui croient à la force de fraternité.

 

Cette célébration est toujours en ligne sur notre site notredameduval.fr

 

Il y a un an déjà …

IMG_7472.jpgL’an dernier, du 1er au 4 mai, 130 personnes de notre Pôle missionnaire Bussy-Lagny étaient en pèlerinage
à Lourdes à la Cité St Pierre du Secours Catholique.

Ce fut une expérience forte pour notre paroisse, avec le Père Bruno qui devait nous quitter quelques mois plus tard.

Nous y avons découvert Bernadette, pauvre parmi les pauvres, Mgr Rodhain le fondateur du Secours Catholique
pour qui « charité n’a pas d’heure » et Marie, notre mère à tous.

 

 

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Un temps pour prierP1130753%20NDV.JPG

 

Marie, Mère des Pauvres

 

Mère des pauvres, Mère des pèlerins
nous te prions pour notre monde,
Terre que tu foules de tes pieds nus
en serrant bien fort un enfant dans tes bras

Un monde nouveau se réveille, et sur les sommets s’illumine
la clarté d’un matin renouvelé, Jour du Salut qui s’approche
Sur les peuples qui marchaient dans les ténèbres
le Soleil de Justice s’est levé.

Soleil d’un enfant fragile qui nous rend forts
Soleil d’un enfant pauvre qui nous rend riches
Soleil d’un enfant captif qui nous rend libres
Ce Soleil, un jour, Marie nous l’offrit à Bethléem.

Mère des pauvres, la misère nous assaille
car il manque encore le pain dans nos maisons,
le pain de la Vérité manque à tant de pensées
le pain de l’Amour manque à tant d’humains.

Mère des pauvres et des pèlerins
nous te prions pour notre monde,
Terre que tu foules de tes pieds nus
en serrant bien fort un Soleil dans tes bras.

 

Dom Pedro Casaldaliga

 

Monseigneur Casaldaliga (1928-...), évêque émérite de Sao Felix do Araguaia,
Etat du Mato Grosso, Brésil, a écrit cette prière à « Marie, Mère des pauvres »,
qui est devenue un cantique populaire dans les célébrations familiales
ou liturgiques dans toute l’Amérique Latine

(traduction libre de Michel Besse).

 

 

 

En ce mois de mai, mois de Marie,

recueillons-nous avec

la Mère du Christ

 

 

 

 

 

Notre Dame du Val Info numéro special Mars 2020

VERSION IMPRIMABLE

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EDITO

Une Présence réelle dans la dispersion

Mercredi 25 mars, en attendant de sonner les cloches et d’allumer des lumignons aux fenêtres de la maison paroissiale, j’étais dans l’église. Tout à coup il y a eu cette lumière sur l’autel et le Christ, que vous découvrez sur cette photo. Dans l’église vide remplie de la lumière du Christ, j’ai senti vos visages illuminés, comme je le disais dans l’homélie du dimanche de la Transfiguration juste avant le confinement.

Nous le savons, quand nous nous rassemblons le dimanche, convoqués par Dieu pour l’eucharistie, il y a une présence réelle du Christ. Cette présence réelle se découvre à travers le pain de la vie de Jésus, à travers sa Parole que nous acclamons après l’évangile, mais aussi à travers la communauté qui devient Corps du Christ. Nous vivons alors la communion. Nous sommes en communion avec les saints et nos défunts, avec les chrétiens du monde entier, et plus largement encore avec tous nos frères humains dont la vie spirituelle est animée mystérieusement par l’Esprit.

Aujourd’hui, nous sommes dans la dispersion, dans la « diaspora » comme les premiers chrétiens. Dans notre église vide, je sens aujourd’hui que la présence réelle de la communauté-Corps du Christ ne dépend pas uniquement de notre présence physique, mais de notre communion spirituelle. Jésus a dit : « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux. » Il ne dit pas « quand vous êtes réunis physiquement » mais « en mon nom ». Oui, dans ce temps du carême, dispersés et confinés chez nous, nous sommes pourtant réunis spirituellement en son nom. Nous pouvons « faire corps avec nos cœurs », comme le dit la famille Ayina dans la prière universelle du 29 mars page 3. Et parce que nous sommes en communion dans le Christ, nous pouvons être unis à tous ceux qui souffrent dans le monde.

Le Père Michel et moi célébrons la messe tous les jours à l’oratoire, sans votre présence physique, mais nous sentons bien votre présence spirituelle et la communion entre nous dans ce grand Corps du Christ. Nous prions les uns pour les autres, nous nous téléphonons, nous mettons chaque dimanche sur la page facebook et le site de Notre Dame du Val une homélie et une prière universelle.

Préparons-nous à vivre ainsi en communion spirituelle avec tous les chrétiens du monde le dimanche des Rameaux et la semaine sainte où nous publierons un nouveau N° de NDV Info en ligne.

Père Dominique Fontaine

 

 

 

 

La prière universelle du 5ème dimanche de carême

 

 

Caté
confiné

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CCFD
Terre solidaire

 

 

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ACTUALITE

L'aventure de Lazare

Par le Père Michel

Chaque dimanche de confinement, le Père Michel ou le Père Dominique enregistrent en vidéo une homélie que vous pouvez aller voir sur la page facebook de Notre Dame du Val. Nous publions le texte de celle du dimanche 29 mars du Père Michel sur l’évangile de la Résurrection de Lazare ( Jean 11, 3-45).

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Lazare, ses sœurs Marie et Marthe. Jésus, ses disciples. Cette page d’évangile nous montre des amis, des personnes reliées par l’amitié, l’amour mutuel et fraternel. Jésus vit et grandit dans ces liens familiaux et sociaux, comme il grandit dans son lien avec son Père du Ciel.

Vous, chers amis, habités par la foi et la charité au Christ et à son Évangile, ne sentez-vous pas combien ces relations nous sont familières ? En famille, dans notre confinement, dans notre travail où nous inventons de nouvelles manières de communiquer, nous comprenons combien il est important d’être reliés. Dans notre prière, nous vivons de notre relation aimante au Père qui nous aime.

Et voilà que l’un des amis de Jésus – l’un de nous – Lazare, tombe malade, et meurt.

La situation nous demande des relations solides

Ces deux sœurs d’alors, comme nous aujourd’hui, vont faire face à la mort, mais pas seules. Elles réactivent autour d’elles les relations amicales, dont Jésus, ses disciples et des amis nombreux. Ces jeunes femmes cultivent le lien avec la vie, même après la mort et dans le deuil.

La situation de notre pays, de nos voisins européens, et des autres continents, depuis plusieurs semaines de pandémie, nous demande de la solidarité, de la relation solide, de l’aide mutuelle, même quand il faut garder la distance du confinement.

Depuis longtemps, nous avions pourtant cru que la mondialisation des échanges économiques, la libéralisation du commerce et l’immédiateté des médias suffiraient à nous rendre reliés, et solidaires. Ce n’était pas suffisant. La solidarité ne découle pas toute seule de la richesse apparente, mais elle naît de relations humaines solides.

L’aventure de Lazare, son séjour derrière la « grande pierre roulée », dans une grotte, et son corps tout immobilisé par des bandelettes et des suaires, nous parle de ces fausses sécurités que notre système mondial fait passer pour des « mieux » et qui pourtant ne sont que des leurres.

La force des liens humains que Jésus a habités de sa présence

Surinformés par les médias, nous tombons au final dans les « fake » et les mensonges qui courent sur nos téléphones : nous sommes livrés aux complotismes, dont des politiques sans scrupules recueillent les fruits.

Protégés par des frontières douanières, administratives, militaires, nous nous croyions en sécurité, mais nous étions reclus dans notre grotte fermée de pays forteresse, une illusion dont le masque tombe.

Riches, suivis médicalement et bien alimentés, nous avions pensé avoir trouvé le paradis pour nos corps, nos esprits et notre santé, alors que nous n’étions qu’en sursis, et que nous maltraitions la planète et le climat.

Les sécurités factices qui faisaient illusion, se révèlent des coquilles vides.

Comme le disait le Pape François vendredi soir lors de la bénédiction Urbi et Orbi : « Dans notre monde, que Tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables ».

Alors, à la voix du Christ qui nous appelle, comme Lazare, à sortir de ce sommeil, réapparaissent des valeurs humaines, solides et solidaires, des valeurs de foi vécue ensemble, des gestes simples et profonds de gratitude. D’une voix forte, Jésus parle au corps décédé de Lazare : « Viens dehors », et il parle à son Père du Ciel : « Je Te remercie ».

Quel exemple pour nous ! Aimer son prochain : « Déliez-le » ; aimer Dieu : « Je Te remercie ».

Aimer le prochain, aimer Dieu, aimer cette terre, cela ne fait qu’un ! Le Christ nous le montre en cette page lumineuse de l’Évangile, brillante de « résurrection et de vie ».

Avec toi Seigneur, nous retrouvons la force des liens humains que tu as habités de ta présence et tu nous dis « Viens ! ».Avec toi Seigneur nous retrouvons la joie de faire monter vers notre Père un « Merci » du fond du cœur. Avec toi, nous savons que la résurrection et la vie nous libèrent des fausses sécurités. Nous élevons vers toi notre prière, unis à tous nos frères, et par la voix d’une famille de Bussy St Georges, Stella et Arnaud, et leurs enfants, depuis leur domicile, nous te disons comme la sœur de Lazare : « Je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Il te l’accordera ». Prions avec foi.

Vous pouvez retrouver l'homélie du Père Michel et la prière universelle en vidéo sur la page facebook de Notre-Dame du Val.



La prière universelle du 5ème dimanche de carême

Nous publions la Prière universelle de la messe du 29 mars, 5ème dimanche de carême, que vous pouvez écouter sur la page facebook de Notre Dame du Val, proposée par Arnaud, Stella, Jelina et Pierre-Alexandre Ayina.

 

 c54ab61b-d71e-454a-805d-533180314c9c.JPGEn cette période de confinement, nous sommes appelés à faire Eglise autrement. Nous te prions Seigneur pour que cette difficulté à nous rassembler et à communier ensemble renforce notre volonté de faire corps avec nos cœurs. Pour que nous sachions tous rester unis les uns aux autres par ton Amour et guidés par ton Esprit Saint sur les chemins de l’espérance.

Ô Père, écoute nos prières

« Si tu crois tu verras la gloire de Dieu ». Face aux malheurs de ce monde, tu nous appelles à sanctifier la vie et à en faire le signe de la présence de ton Esprit en nous et parmi nous.

Donne, Seigneur, force et persévérance à ceux qui, à travers le monde, sont en première ligne face aux victimes de guerres et de violences, face aux personnes malades, seules, séparées et isolées. Accorde Seigneur courage et confiance à celles et ceux qui n’hésitent pas à s’approcher au plus près des lieux de souffrances. Et qu’ils entendent, où qu’ils se trouvent, des paroles d’unité et de réconfort afin qu’ils se sachent portés et soutenus.

Ô Père, écoute nos prières

« Si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ». Face aux impatiences de ce monde, tu nous appelles à plus d’entraide et de solidarité pour rendre notre planète plus juste, plus équitable, plus responsable et plus respectueuse de chacun.

Permets, Seigneur, qu’avec le CCFD, le Secours Catholique, ATD Quart Monde et tous les acteurs de bonne volonté, nous sachions tous ensemble « transformer la clameur du monde en espérance » aux côtés de nos frères musulmans, juifs, bouddhistes, hindous, tous unis dans ton Amour avec tous les croyants et les non-croyants, convaincus que nous devons et que nous pouvons compter sur la foi des autres dans les moments de faiblesse.

Ô Père, écoute nos prières

« Si le Christ est en vous, le corps reste marqué par la mort (…), mais l’Esprit vous fait vivre ». Face aux deuils de ce monde, tu nous appelles à garder nos cœurs et nos yeux ouverts pour reconnaître et accueillir le réconfort que tu accordes à chacun.

Accorde Seigneur le repos et la paix à toutes les personnes décédées, surtout à celles qui meurent dans la solitude, due notamment au Coronavirus, et plus particulièrement à toutes celles qui n’ont pas pu avoir de funérailles.

Nous te supplions d’apporter ton réconfort à toutes les familles endeuillées par la perte d’un proche. Qu’à travers cette douleur immense, l’Esprit Saint agisse en renforçant les liens familiaux et fraternels dans l’attente de cette vie éternelle promise à laquelle tu nous appelles tous.

Ô Père, écoute nos prières

 

 

Seigneur, il est bon que nous soyons ici

Par Cong-Dong Le

Une semaine avant le confinement, pour la 6ème fois depuis la rentrée , le petit groupe du chemin de prières a pu se réunir pour prier autour du texte de la Transfiguration du Christ.

Dans une grande simplicité et une profonde confiance, Marie-Thérèse, Jean, Monique, Catherine, C-D, Isabelle, Jean-Luc et Claudine ont pris la parole :

- Jésus emmena ses disciples à l’écart. C’est le Seigneur qui nous guide personnellement dans toutes nos entreprises personnelles. Même pour les prières, laissons-nous guider par Lui.

- Il les emmena sur une haute montagne. Dans la vie spirituelle, il est nécessaire de prendre du recul, de hauteur pour mieux contempler le visage du Christ. Temps privilégié, instant de grâce.

- Il fut transfiguré devant eux. Quand nous regardons quelqu’un plusieurs fois ou avec une autre intention, nous découvrons un autre visage, plus vrai, plus réel. Ceci est valable aussi dans notre recherche du Seigneur. Puissions-nous être constant chaque jour dans nos prières car prier c’est découvrir de mieux en mieux le visage aimant du Christ.

- De la nuée, une voix disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé. La contemplation du Christ nous mène toujours vers Dieu trinitaire avec le Père et l’Esprit Saint.

Il est bon, ce temps avec le Seigneur. Puissions-nous même dans ce « contretemps » prolongé de confinement, nous approcher chaque jour du visage du Christ pour qu’Il illumine notre vie et enlève de nous toute crainte

 

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Le potager du caté en temps de confinement
 
Par Marie Suzanne, Nadine, Gérard, Prudence, Annick, P. Dominique

 

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A Notre Dame du Val, à l’emplacement de la crèche des enfants au fond de l’église, il a été proposé au début du carême de faire un « potager Laudato Si », dans le cadre du Label Eglise verte. Des mamans ont semé et planté de nombreuses plantes. Toutes petites au début du carême, elles sont en train de grandir dans la lumière, la chaleur et la musique de notre église. Les enfants ne sont pas là pour les voir, mais elles poussent toutes seules.

Elles nous aident à comprendre cette parabole (peu connue !) de Jésus, qui nous dit comment grandit le règne de Dieu, c'est-à-dire sa présence dans nos vies et dans notre monde :

« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. » (Marc 4, 26-29).

Au début du carême, au dernier KT dimanche, les enfants ont découvert ce que dit Jésus sur la vigne : « Je suis la vraie vigne et mon08ba001a-e768-4d4f-9589-e6ac411fba7e.JPG Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage » (Jean 15, 1-2). L’épreuve que nous vivons tous ensemble fait que nous sommes « taillés » dans nos activités et nos possibilités d’action. Mais nous pouvons découvrir une plus grande vitalité intérieure et cela porte des fruits spirituels de solidarité avec ceux qui souffrent et de communion avec nos proches et nos lointains.

Avec ce potager qui pousse tout seul, nous pouvons aussi découvrir le travail mystérieux du Père, par l’Esprit Saint, qui ne dépend pas de nos efforts mais de notre disponibilité et de l’ouverture de notre cœur

 

Témoignages de Carine et Yannick : Caté confiné

 

 IMG_20200321_102912662.jpgC’est bien réel, depuis deux semaines et pour une certaine durée, notre rythme « ordinaire » de vie est totalement bousculé par la crise sanitaire que nous traversons. Ce temps de confinement qui en découle impacte chaque domaine de notre vie, la catéchèse, occasion de rencontres pour les petits et les grands n’y échappe pas !

Ce cheminement vécu habituellement ensemble, qui s’enrichit du partage des expériences de tous, comment le continuer séparément ?

Les parents de l’équipe caté « Les Violennes » prennent alors l’initiative et organisent samedi dernier une séance sous forme de visioconférence.

Les enfants, au départ plus ou moins favorables à ce changement, se prennent au jeu et sont ravis de cette expérience ; par exemple pour Nathanaël c’est l’occasion de « comprendre un peu ce que papa fait quand il parle devant son ordinateur », pour Thomas : « Très content… c’était l’occasion de revoir les copains ».

Pendant cette séance, Yannick pense que son fils était peut-être plus attentif que d’habitude.

Toutefois, les parents soulignent des difficultés au démarrage de la séance liées au matériel technique mais aussi des difficultés pour réguler la prise de parole des enfants. Malgré cela et bien que cette forme de réunion « ne remplace pas le fait de se voir physiquement », elle permet de garder le lien : « Voir les copains, partager un moment ensemble, prier tous ensemble, faire le caté ensemble, ce qui a plus de sens que le faire tout seul avec ses parents »

 

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 VIE PAROISSIALE

Et si le confinement avait du bon !

Par Isabelle Cuvelier

cuvelier.jpegAujourd'hui mercredi 25 mars 2020, c'est le jour de l'annonciation.

- 6h45 : Isabelle se lève pour s'entraîner dans son studio pour garder sa forme d'éducateur Sportif. Au programme : Apprentissage de la nouvelle chorégraphie de "strong" et cours de Pilates. Difficile (comme tous) de ne plus donner des cours en associations et au studio Pilates et Garuda ouvert au mois de septembre…Mais le moral est bon.

- Vers 8h30, toute la famille se réveille pour prendre son petit déjeuner tranquillement.

Matthieu se met dans l'extension de la maison pour faire du télétravail. Les 3 grandes Marie, Julie et Camille montent dans leur chambre pour travailler les cours de leurs classes respective sen ligne.

- 10h : heure habituelle du cours de violoncelle de Charlotte. Son professeur l'appelle par whatsApp pour faire son cours en direct ! Bien sûr c'est un peu difficile par téléphone, mais le plus important est de garder le lien.

- 13h : repas en famille, c'est vraiment agréable de prendre le temps de déjeuner ensemble, ce qui, dans la vie de tous les jours est plus compliqué lorsque les parents travaillent et que les filles vont à l'école et font leurs activités.

Ensuite, tout le monde retourne au travail : devoirs, appels téléphoniques et enregistrements de vidéos de cours de sport pour maintenir le lien avec les adhérents d'Isabelle.

Aujourd'hui, le soleil et le ciel bleu sont au rendez-vous. Nous nous retrouvons sur la terrasse pour prendre du bon temps de coloriage, sieste ou travail.

Camille confectionne un très joli bonhomme en biscuit sablé.

- 19h00 : Nous mettons des petites bougies à nos fenêtres en signe d'espérance pour l'annonciation, Charlotte écoute les lectures du jour avec sa maman.

- 19h30 : Les cloches de l'église sonnent, nous les entendons bien car nous habitons en face !

- 20h : Nous sortons avec nos casseroles pour soutenir le personnel soignant. Charlotte n'oublie pas ce moment, elle est impatiente à chaque fois, et nous pouvons entendre d'en face les prêtres Dominique et Michel qui tapent vaillamment sur leur casseroles ! Aujourd'hui, pour la première fois, notre voisine est sortie avec sa casserole (hier soir, elle était sortie surprise par le bruit, presque prête à nous gronder). Elle travaille à l'hôpital de Brou, et me dit : "C'est bien d'applaudir le personnel qui travaille pendant cette difficile période, mais il faudrait aussi que par la suite le gouvernement fasse en sorte que ce personnel soit valorisé".

- 21h : Nous regardons un film en famille: « La ch'tite famille » pour un moment de détente.

- 22h30 : Tout le monde au lit.

En dehors du fait que nous ne pouvons plus exercer notre travail normalement, nous apprécions de nous retrouver en famille, posément, et d'avoir le temps de faire des choses ensemble.

Charlotte, 7 ans dit : " J'apprécie de dormir plus, de ne pas aller dans tous les sens, de jouer au playmobil . Mais j'aimerais bien jouer plus avec maman et papa et mes soeurs."

 

CCFD - Terre solidaire

Par Jean-Philippe Clément

 

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Plus que jamais, faire preuve de solidarité face au défi mondial du coronavirus

D'habitude, durant le Carême, « d’ordinaire » des partenaires du CCFD viennent nous rencontrer ainsi qu’un plus large public : paroisses, écoles, médias, etc.. Ces femmes et ces hommes témoignent de leur travail : présenter les solutions concrètes et durables qu’ils mettent en œuvre au quotidien contre les causes de la faim et des inégalités. Ces visites, dont celles de notre diocèse de Meaux, ont été annulées. 

Nous traversons actuellement une crise sanitaire, mais également politique 

Sans frontière, le virus nous rappelle violemment le besoin d’une gouvernance mondiale, prenant davantage en compte le bien commun de l’humanité.

Notre engagement au service de la solidarité internationale et de la construction d’un monde plus juste et respectueux des écosystèmes naturels s’impose comme une nécessité absolue, comme l’évoquait le pape François dans Laudato Si : « J’adresse une invitation urgente à un nouveau dialogue sur la façon dont nous construisons l’avenir de la planète ».

Plus que jamais, défendons un plus juste partage des richesses afin de permettre aux Etats de répondre aux besoins de leurs populations. Des inquiétudes pèsent pour les populations qui ont peu de moyens pour les soins et les mesures préventives. Le contexte est encore plus difficile là où les plus démunis doivent sortir chaque jour afin de gagner un peu d’argent pour vivre...

Prendre le temps

Les périodes de crise nous ramènent à l’essentiel : plus de sobriété dans nos modes de consommations, richesse indispensable des contacts humains même virtuels, et importance de l’entraide et de la solidarité.

Nous pouvons essayer de prendre le temps de la méditation, par exemple à l’aide des propositions :

« Vivre le carême 2020 autour de l’écologie intégrale » sur le site www.ccfd terresolidaire.org.,Portraits fmt

comme un chemin de croix avec Laudato si pour le vendredi saint ou les portraits de sœur Lucero au Pérou, de François au Rwanda ou de Lucie, une collégienne française.

Faire vivre la solidarité

La campagne d’appel à la générosité 2020 subit le choc de la crise sanitaire. Plus que jamais, les partenaires du CCFD Terre Solidaire ont besoin de nous pour agir en faveur des plus vulnérables.

Plus que jamais, rien ne doit arrêter la solidarité

 

 

On continue à venir prier à Notre Dame du Val

Par le Père Dominique Fontaine

 

Durant cette deuxième quinzaine de mars, Notre Dame du Val continue à être ouverte aux horaires habituels, de 8h à 20h. On peut y venir prier individuellement, avec de la musique et cette atmosphère particulière que nous connaissons bien. Les gestes barrières peuvent être facilement respectés du fait de la grande surface de l’église. On peut y allumer des lumignons comme d’habitude. Ce sont souvent des soignants qui viennent avant ou après leur travail, pour puiser la force spirituelle dont ils ont bien besoin. Telle ou tel écrit une prière dans le cahier à l’entrée de l’église. Habituellement, les prêtres portent ces intentions dans leur prière. Aujourd’hui, nous vous en proposons quelques unes, auxquelles vous pouvez vous aussi vous associer.

DSC_1283.JPGDieu de bonté, écoute la prière de ceux qui t’implorent dans l’épreuve. Qu’ils aient foi, qu’ils ouvrent leur cœur à qui souffre plus qu’eux, qu’ils se relèvent ensemble. »

« Dieu, je te prie pour le monde. Aide nous face à ce virus qui augmente. Dans ma famille je ne peux aider personne, mais Toi, si. »

« Seigneur Jésus, toi le médecin par excellence, je te confie toutes les personnes déjà atteintes par ce virus. Et fais de telle sorte que le reste de la population soit épargnée. »

« Merci de nous donner le courage de penser aux autres, à tous ceux qui en ont besoin. Nous sommes ensemble par la pensée avec la communauté, avec les personnes seules ou malades. S’il te plaît, aide-nous à demeurer optimistes dans les difficultés. »

« Seigneur, donne-nous la force d’affronter cette épidémie. Notre Mère, intercède pour nous auprès de notre Sauveur. Qu’il pardonne tous nos péchés, qu’il accorde aux victimes le courage et qu’il les fortifie. »

« Merci mon Dieu de nous accueillir toujours dans ta maison. Ton refuge est si bon. Merci et aide nous à traverser dans le monde entier cette épreuve. »

« Dans cette période de crise sanitaire, tant d’égoïsme nous égare, dans notre faiblesse, avec la peur. Merci Seigneur de nous apporter toutes vos lumières dans nos gestes de chaque jour pour vous rester fidèles. »

« En cette période d’épidémie sidérante les premiers jours, vécue conjointement par l’humanité entière, réclamant que la nation fasse corps, quel bonheur de pouvoir se ressourcer moralement (dans le fil d’une sortie à vélo dûment dérogatoire) en notre église Notre Dame du Val, seul et pourtant habité de l’esprit de tous ceux qu’elle accueille. »

« Merci Seigneur d’avoir dirigé mes pas vers cette belle église. »

« Merci Seigneur de nous laisser les portes ouvertes. Eloigne ce virus du monde, éclaire-nous. »IMG_3070.jpg

« Seigneur je te supplie de sauver tes enfants de cette pandémie. A Pâques, tu vaincras le mal et par ton amour le monde connaîtra une époque meilleure avec la foi et la solidarité. »

« Seigneur Jésus, nous te confions ce monde touché par la pandémie, les malades, les familles, le personnel soignant et tes enfants plongés dans l’anxiété. Puissent-ils trouver en toi ton amour, ta confiance et l’énergie nécessaire pour faire face. »

« J’ai l’espoir que nous sortirons de cette épreuve grandis, que nous changerons nos habitudes. »

« Seigneur, aide-nous à accompagner dignement ceux qui nous quittent actuellement pour aller vers Toi. Que cette pandémie soit le départ d’un nouveau monde, que l’arrêt de nos activités fasse du bien à la planète qu’on a maltraitée, et que l’homme ne recommence pas après. Pardon d’avoir tout gâché.